Athéna, Déesse libyenne de Tritonie


 
A une époque très ancienne, un royaume libyen existait sous le nom de “Tritonie” (Tunisie), le nom de ce pays vient de “Triton”, une Divinité libyenne (berbère) que les Grecques identifiaient comme étant le fils de “Poséidon”le dieu de l’eau décrit sous la forme d’un homme à queue de poisson avec pour attribut une conque au son retentissant.
 
Nous savons également que le Triton est un animal batracien proche de la Salamandre et qu’il aurait vécu en Libye (Afrique du Nord) aux abords des fleuves dont l’un porte de nos jours son nom. Ce dernier prenant sa source des monts du Tassili (peuplé aujourd’hui de libyens touaregs algériens) a disparu avec l’assèchement du Sahara, mais il reste toutefois des oueds dont le “Igharghar” qui longe les villes de Ouargla et de Tougourt pour finir sa course dans des chotts (Merouane et Melhir par exemple).
 
Les villes du royaume des Tritonides ont été ensevelies par des dunes de sable dans le grand erg occidental au sud-ouest algérien, et abritaient une grande civilisation qui dépassait celle de l’Égypte antique. De plus ce royaume était gouverné par des femmes qui pratiquaient le matriarcat mais qui n’était toutefois pas une forme d’opposition à l’homme contrairement à celui des Amazones, car les Tritonniennes ne sacrifiaient pas leurs garçons mais au contraire les protégeaient, d’autant qu’elles n’exprimaient guère un idéal viril basé sur la cruauté.
 
La civilisation des Tritonides a été anéanti justement par les Amazones qui ne pouvaient pas s’acclimater d’un matriarcat rival par une forte armée estimée à 70000, Myrica, la reine des Amazones libyennes, envahira le royaume des Tritonides et l’anéantira. Tous les hommes seront exécutés, les femmes et les enfants seront soumis à un humiliant esclavagisme. Le peuple de la Déesse ainsi vaincue, Athéna Tritonide, aurait vécu quant à elle près du lac “Triton”. d’essence civilisatrice et les habitants de cette contrée la nommaient “Nit”.
 
Athéna avait d’autre part colonisé le royaume hellénique, brûlant sa capitale même. Cette dernière sera reconstruite par les libyens tritonides qui lui donneront le nom de leur Déesse “Athènes”.
 
Née en Afrique du Nord, cette souveraine-déesse se verra préparé par ses sujets une égide qui était une cuirasse qu’elle revêtait et qui deviendra par la suite sont attribut principal. Ce nom “égide”a donné naissance au terme libyen “Ighid”qui signifie “chevreau”, un terme que les Libyens (Kabyles, Chaoui, Chleuhs…) utilisent encore pour désigner cet animal, qui fournissait la matière dans laquelle était taillée l’égide.
 
Le culte d’Athéna était prépondérant dans la petite Syrte située au nord de la Tripolitaine habité par des Libyens. En effet, deux tribus locales célébraient tous les ans au bord du lac Triton un rite de litholobie. Athéna symbolisait la guerre, les armes, la raison, ainsi que l’esprit qui temporise la force brutale.
 
Ayant présidé les arts et les lettres, Athéna introduira l’olivier et la fabrication de l’huile non seulement en Libye (Afrique du Nord) mais dans le bassin méditerranéen oriental. L’histoire lui doit également l’invention du char à deux roues, Athéna est assimilé à la reine “thin hinan” qui est aujourd’hui enterrée à abalessa en compagnie de sa servante “Takamats”. Sa tombe continue de recevoir des pèlerins touaregs qui lui vouent un culte sans précédent.
 
Combat de pierres. Les jeunes filles se battent avec des pierres et s’affrontaient aussi au bâton en l’honneur de la reine Athéna. Cette coutume a été interdite ainsi que la fête d’Athéna en 1950 par l’autorité islamique de la naissante Libye moderne sous les Senoussi. Celles qui mourraient des suites des blessures reçues étaient considérées comme des fausses vierges. Après le duel, chaque camp ornait la plus belle jeune fille d’un casque corinthien et d’une armure, et la faisait monter sur un char et la promener autour du lac…Triton



Appellation :





– Pallas (nom grec de Minerve) : Ovide nomme ainsi la déesse Minerve dans les Métamorphoses.(Livres II, V) mais aussi dans les Fastes. Pallas désigne Minerve en tant que Déesse des arts et de la sagesse.


– Pallas, melior dea : Ovide nomme ainsi la déesse Minerve dans les Métamorphoses.(Livre IV) Une Myniade qualifie ainsi Minerve.


– Pallas aux armes sonores : Virgile nomme ainsi Minerve dans  l’Enéide


– Dea bellica : la déesse guerrière. Ovide utilise ce vocable pour nommer la déesse Minerve dans les Métamorphoses.(Livre II).


– Tritonia : cette appellation de la Déesse Minerve est présente  dans les Métamorphoses.d’Ovide (Livre II). Cette appellation serait due au fait que Minerve serait néee sur les rives du lac Triton en Lybie (ou bien d’une rivière en Béotie).


– La Tritonide : Ovide nomme ainsi la déesse Minerve dans les Métamorphoses.(Livre II). Cette appellation a la même origine que le terme der Tritonia.


– La Tritonnienne : Ovide appelle ainsi la déesse Minerve dans les Métamorphoses.(Livre V). Cette appellation a la même origine que le terme der Tritonia.


– Minerva Sancta : appelation signalée en Afrique du Nord


– Protectrice des génies : qualificatif de Minerve présent dans les Métamorphoses d’Ovide.


– Minerva Capta : Ovide évoque Minerve sous cette appellation dans les Fastes. Il en propose plusieurs explications. La plus vraisemblable de ses explications est celle de Faleries. Il rappelle que ce fut une victoire romaine sur la cité protégée par la déesse Minerve. Nous pouvons peut-être supposer que le terme de capta fait référence à la prise de la statue et à son arrivée à Rome (Minerve captive).


– Minerve la guerrière : Ovide nomme ainsi Minerve dans les Fastes.


– Minerva medica : Minerve est la déesse protectrice des médecins à Rome Elle est également invoquée sous ce vocable par les malades ou leurs proches.

– Iove nata : signifie “la fille de Jupiter”. Ovide nomme ainsi la déesse Minerve dans les Métamorphoses.(Livre V).




Épisode de Tritonis :

 

Lac Triton serait localisé en Tunisie.
Le lac Triton, en latin lacus Tritonis, est un lac d’eau douce décrit par plusieurs textes de l’Antiquité classique. Il a été décrit par Hérodote et Diodore de Sicile, qui le placent en Libye antique (Afrique du Nord), dans une région qui correspond au sud-tunisien actuel, et il peut être identifié au Chott el-Jérid. Hérodote lui donne 2 300 km² et rapporte qu’il était alimenté par le fleuve Triton. On retrouve également une mention du lac dans l’épopée des Argonautiques écrit par le poète Apollonios de Rhodes.
Selon certaines légendes, Athéna serait née sur ses bords, d’où le surnom de Tritonis ou de Tritogénie qu’elle porte parfois. L’allemand Mannert décrivait le Golfe de Gabès et l’assimilait au Lac Triton des anciens.
 
Athéna est née au bord du lac Tritonis, lac du Dieu Triton.
Autrefois, un grand lac salé occupait une grande partie de ce que l’on appelle aujourd’hui la Tunisie. Il se jetait dans la Méditerranée au niveau du Golfe de Gabès. De ce lac légendaire, que les Grecs nommaient lac Tritonis en l’honneur du Dieu Triton qui le gouvernait, il ne reste qu’une vaste étendue de sel au milieu du sable, le Chott-el-Jerid, dans la région de Gafsa et de Tozeur.
Il semble qu’une importante communauté libyenne se soit installée en Grèce dans un lointain passé. Aujourd’hui la génétique nous permet d’affirmer qu’à Athènes le taux de gène libyen E1B1B représente 40% de la population.
Triton était un Dieu marin, tels Pontos, Nérée, Thaumas et Phorcys, dont beaucoup font partie de la descendance “monstrueuse” de Gaïa et sont liés aux époques “barbares”, avant la prise de pouvoir par Zeus, ce qui signifie que ces divinités sont très anciennes. Triton, lui, passe pour être un enfant de Poséidon, frère de Zeus, et d’Amphitrite, comme le dit Hésiode. Pourtant, il paraît certain que ces divinités marines furent, à l’origine, les divinités tutélaires des diverses tribus qui vivaient autour ou au coeur – les îles – de la Méditerranée.
 
 
Les légendes les plus courantes font d’Athéna la fille de Zeus. Cependant, cette interprétation, comme on le verra, est tardive et pose des problèmes de chronologie. Mais elle est bien commode, car elle établit un lien puissant de vassalité entre la digne et sage Déesse et son “supérieur” Zeus, souvent bien moins sage et bien moins digne.
 
Athéna fille de Triton?
 
D’autres légendes font d’Athéna la fille d’un certain Pallas, un géant ailé au corps de bouc, qu’elle massacra alors qu’il tentait d’abuser d’elle. Elle lui arracha la peau, s’en fit une égide et accola son nom au sien, devenant Pallas Athéna.
Mais, selon d’autres légendes, Pallas était la fille de Triton (ce qui serait appuyé par l’épithète de “Tritogénie” dont on qualifie Athéna), et certains font de Pallas et d’Athéna une seule et même déesse, mais d’autres font de Pallas la compagne de jeux d’Athéna que celle-ci tua accidentellement. On attribue à Triton une autre fille, Tritéia, qui fut une prêtresse d’Athéna.
 
Athéna de Tritonis
 
Des légendes peu claires relient également Athéna à la Phtiotide, région de la Grèce antique située au fond de l’actuel golfe de Lamia, autour de la ville de Phthie, dont Pélée deviendra le roi. Ces légendes font d’Athéna la fille du Roi Itonos, et elle tua sa soeur Iodama en lui montrant la tête de la Gorgone. Mais, selon d’autres légendes, Athéna n’était pas la fille d’Itonos et Iodama était une prêtresse d’Athéna (et fille d’Itonos).
Pour reprendre les réflexions de Robert Graves, il semblerait donc que ces légendes anciennes témoignent d’une passation de pouvoir (a priori pacifique) du “père” Triton vers sa “fille” Athéna (ou Neith…), et que l’on soit passé, à une époque reculée, du patriarcat au matriarcat. Des traditions encore vivaces en Afrique du Nord le confirmeraient.
 

Pallas fille de Triton :


 

Dans la mythologie grecque, Pallas (en grec ancien Παλλάς / Pallás) est une naïade du lac Tritonis au sud de la Tunisie. Dans la mythologie des tribus locales, elle et l’Athéna libyenne (berbère) étaient les filles de Triton (dieu des mers libyens fils de Poséidon) et de Tritonis (Déesse de la salinité de l’eau du lac portant son nom et identifiée à Amphitrite). Pallas était donc la compagne de jeu d’Athéna dans le jeune âge de la déesse. Les deux amies avaient été élevées ensemble et étaient très liées. Un jour cependant, comme elles jouaient à la guerre, Athéna la tua accidentellement ; très affectée, elle réalisa une statue à son effigie, qui deviendra le Palladion. L’histoire de la mort de Pallas a été reconstituée dans un festival annuel célébré par les tribus du bord du lac. La sœur de Pallas, l’Athéna libyenne, semble être identifiée à la nymphe achéenne Tritée. On l’identifie également avec Rhodé, l’Athéna de Rhodes, fille de Poséidon et d’Halia ou d’Amphitrite.
 

La berberité de la déesse Athéna :

Casque-Libyen



Nous savons à la lumière des précieuses informations apportés par l’historien Hérodote que certains cultes et usage grec proviennent de l’Afrique du Nord.

Egide-Athéna
Ces traits libyens, ces symboles de la femme libyenne de l’antiquité nous amène à penser qu’Athéna est en réalité une Déesse d’origine berbère.

 

athéna-poséidon

Grâce à Hérodote nous savons désormais que les Berbères autrefois nommés Libyens reconnaissait Athéna bien avant les Grecques comme leur Déesse à qui ils vouaient un culte et d’on ils soutiennent qu’elle est la fille de Poséidon et de la nymphe du lac Triton en Tunisie.



Épisode olympien :

 



Athéna, ou Neith, étant déesse tutélaire du grand peuple Libyen (Berbère) dont une importante communauté s’établit en Grèce, il fut difficile aux prêtres de Zeus de minimiser, comme ils le firent pour de nombreuses Divinités, l’importance d’Athéna. Ainsi, elle devint la fille aînée et préférée de Zeus, qui alla même, comme le dit la légende, jusqu’à l’enfanter.

Avant d’épouser sa soeur Héra, Zeus eut plusieurs épouses et de nombreuses concubines. La première de ces épouses fut Métis, nom qui signifie Prudence, une titanide, fille du Ciel et de la Terre. Ce nom à forte teneur philosophique, qui préfigure la sagesse de la future Athéna, nous fait soupçonner une divinité “de circonstance”, d’invention tardive.
Zeus s’unit à Métis, qui fut enceinte d’Athéna. Mais, selon l’oracle de Gaïa, la terre-mère, Métis devait enfanter une fille et son second enfant serait un garçon qui deviendrait plus grand que son père. Zeus, jaloux de sa puissance, avala son épouse et, lorsque le moment d’enfanter fut venu, il fut pris d’un furieux mal de tête et demanda à Héphaïstos (selon d’autres auteurs, il s’agissait de Prométhée) de lui fendre le crâne d’un coup de marteau. Alors, Athéna surgit du crâne de Zeus, armée et casquée, en poussant un cri terrible. Il semble que la mythologie soit en conflit avec sa propre chronologie : Héphaïstos était le fils de Zeus et de Héra, qui s’unirent bien après la naissance d’Athéna, ou même d’Héra seule, sans l’aide d’aucun mâle, qui l’aurait enfanté par dépit après la naissance d’Athéna.


Athéna, qui combattit avec Zeus et le conseilla au moment de la guerre contre les Titans, fut surnommée “Promachos”, “celle qui combat en première ligne”. Elle fait partie des 12 Dieux olympiens. Dans l’Odyssée, pour appuyer l’importance de leurs dires, il est fréquent que les héros de l’histoire s’exclament : “Zeus père, Athéna, Apollon !”
Athéna, qui est sans doute très belle comme toutes les Déesses, bien qu’un peu sévère, n’est pas, contrairement à Aphrodite, susceptible sur le plan de la beauté. Pourtant, elle participa au “concours de la pomme” : lors des noces de Pélée et de Thétis, la Déesse de la discorde Éris fit rouler une pomme d’or, où étaient gravés les mots “à la plus belle”, aux pieds d’Héra, d’Athéna et d’Aphrodite qui devisaient ensemble. Elles choisirent Pâris, le prince troyen, comme juge, et celui-ci élit Aphrodite, qui lui promit en échange l’amour de la plus belle femme du monde, la belle Hélène, reine de Sparte. C’est l’objet de l’un des plus beaux ouvrages lyriques français, et peut-être le plus drôle, la Belle Hélène d’Offenbach.
Mais le rire sera de courte durée, car cet épisode sera la cause de la guerre de Troie : Pâris enlèvera Hélène et les Grecs partiront en guerre contre Troie pour la récupérer. Héra, et surtout Athéna, se prirent de haine pour Pâris et pour toute la cité de Troie et, lors de la guerre qui suivit, les deux Déesses intervinrent constamment dans le cours des événements : Héra, depuis l’Olympe en tentant d’influencer Zeus ; et Athéna, sur le champ de bataille, au milieu des combats, pour ruiner les Troyens.

Pourtant, Athéna se retourna contre un Grec au cours du sac de Troie : Ajax, qui était à la fois vaillant et cruel, viola la princesse et devineresse Cassandre dans le temple même d’Athéna où elle s’était réfugiée. Elle submergea tous les vaisseaux d’Ajax lorsqu’il rentra chez lui et, empruntant sa foudre à Zeus, elle foudroya le héros sur le rocher où il se réfugia après avoir échappé au naufrage.
Plus tard, elle assistera alternativement Ulysse lors de son long périple qui le ramena de Troie à son île d’Ithaque, et son fils Télémaque, qu’elle poussa à partir à la recherche de son père, afin qu’il se tînt à l’écart des prétendants qui menaçaient de la tuer, et qu’il acquît, par ces voyages, connaissances et mérites.



Hésiode :


Oui, revenons à ce bon vieil Hésiode, auteur de la Théogonie où est exposée de manière poétique la création de l’univers et la généalogie de tous les immortels. Il cite Athéna quatre fois :
– d’abord, en exergue, au tout début du poème, pour “attirer la bienveillance” des dieux sur son travail. Il appelle d’abord les muses, inspiratrices, auxquelles appartiennent toutes les créations de l’esprit, ensuite Zeus et son épouse Héra, et juste ensuite, Athéna aux yeux “glauques” (voir l’explication plus bas dans cette page), et avant Apollon et sa soeur “Artémis la chasseresse, Poséidon, frère de Zeus, qui entoure et ébranle la terre, la vénérable Thémis, Aphrodite à la noire paupière, Hébé à la couronne d’or, la belle Dioné, Eôs l’Aurore, le grand Hélios le Soleil… “,
– lorsqu’il expose la généalogie des monstres nés d’Echidna et de Typhon ; c’est Athéna qui donna des conseils Héraclès pour vaincre l’Hydre de Lerne,
– lors de la création de Pandore par les dieux, elle pare la première femme d’une “blanche tunique”, d’un “voile ingénieusement façonné, admirable à voir”, de gracieuses guirlandes de fleurs fraîches et d’une couronne d’or forgée par Héphaïstos,
– enfin, il décrit la naissance d’Athéna, en tant que fille de Zeus et de la Titanide Métis.


Athéna et Athènes :

 

Présent de Poséidon


Athéna devint déesse tutélaire d’Athènes, cité à laquelle elle donna son nom, ainsi que l’olivier, symbole de la paix, mais surtout source de prospérité, quand on sait l’importance, pour l’économie antique, de l’huile d’olive, qui était utilisée pour l’éclairage.

Olivier présent d’Athéna



Le roi Cécrops de l’Attique, qui est la région d’Athènes, cherchait un nom pour la ville qu’il venait de bâtir. Poséidon et Athéna s’affrontèrent pour sa souveraineté : celui qui ferait à cette cité le plus beau présent serait le vainqueur. Athéna offrit l’olivier : à l’époque historique, on dit que les oliviers qui poussaient sur l’Acropole d’Athènes étaient les rejetons de ce présent divin. Poséidon frappa les rochers, et aussitôt jaillit un lac d’eau salée. Mais d’autres légendes parlent d’un magnifique cheval noir. Mais, que ce fût un cheval ou un lac d’eau salée, un jury composé de 12 dieux donna la victoire à Athéna. Ce qui rendit Poséidon fou de colère.





Le fils d’Athéna  :

 

Gaïa présentant à Athéna l’enfant
Erechtonios sous les yeux du roi-serpent
Cecrops.

“Athènes, ville bien bâtie, le pays d’Érechthée au grand cœur, qu’Athéna fille de Zeus avait jadis élevé, et qu’avait enfanté la terre porteuse de froment. La déesse avait ensuite établi Érechthée dans Athènes, dans son temple opulent, et là, au retour des années, les jeunes Athéniens se le rendaient propice par des taureaux et des agneaux.” Homère, l’Iliade
Athéna, déesse vierge (car, si elle avait enfanté, nul doute que son enfant aurait dépassé en force et en sagesse Zeus lui-même), eut pourtant un fils adoptif dont elle s’occupa.
Un jour qu’elle visitait la forge d’Héphaïstos, celui-ci se prit de désir pour la déesse et tenta de s’unir à elle. Comme elle s’écartait de lui, un jet de semence toucha sa jambe. Dégoûtée, elle prit un morceau de laine, s’essuya et le jeta. Aussitôt que le tampon de laine toucha la terre, un enfant naquit, Érechtonios (ou Érechtée, selon les traductions), un être peut-être encore plus laid que son père.
Athéna confia la garde de l’enfant aux trois filles du premier roi d’Athènes et fondateur de la cité, Cécrops, le roi-serpent, avec interdiction d’ouvrir la corbeille où il était enfermé. Mais la curiosité fut la plus forte, et les trois filles, après avoir jeté un regard dans la corbeille, furent affolées par la laideur du monstre au point de se précipiter du point le plus haut et le plus escarpé de l’Acropole, où se dressait alors la citadelle d’Athènes.
Sur l’illustration, à gauche, on distingue la Terre-Mère Gaïa qui tend à Athéna le petit Érechtonios, en présence du roi-serpent Cécrops. Un temple de l’Acropole, l’Erechtéion, lui est consacré.


Déesse de la guerre, de la pensée, des armes et de la sagesse :



Il peut sembler étrange que la Déesse de la sagesse naisse en armes et soit également la déesse du combat. Pourtant, ses épiclèses le montrent : elle est Athéna Πρόμαχος / Prómakhos, celle qui combat au premier rang, ou encore Athéna Νίκη / Níkê, déesse de la victoire — bien des représentations la montrent d’ailleurs tenant Nikê, personnification de la victoire, dans la main, tout comme c’est le cas de Zeus. L’hymne homérique à Athéna indique ainsi : « Je chanterai Pallas Athènaiè, puissante protectrice des villes, et qui s’occupe, avec Arès, des travaux guerriers, des villes saccagées, des clameurs et des mêlées. Elle protège les peuples qui vont au combat ou qui en reviennent. Salut, Déesse! Donne-moi la bonne destinée et la félicité. »

Ce sont ses conseils qui guident les dieux lors de la gigantomachie. Selon certaines traditions, c’est au cours de cet affrontement qu’elle tue elle-même le Géant Pallas, dont elle utilisera la peau comme armure, et, parfois, orne ses épaules des ailes du géant vaincu. Ceci lui aurait valu son nom de « Pallas Athéna ».
Il n’est pas anodin que les sages grecs aient revêtu Athéna d’attributs guerriers : la guerre est omniprésente dans le monde des cités grecques ; la sagesse implique que la cité soit protégée non seulement spirituellement, mais aussi physiquement. Athéna, par son côté guerrier représente davantage l’art de bien se protéger et de prévoir les combats à venir, que l’art du combat lui-même, incarné par Arès dans sa sauvagerie meurtrière. Athéna incarne l’aspect plus ordonné de la guerre, la guerre qui obéit à des règles, celle qui se fait en certains lieux, à certaines périodes, et entre les citoyens.


Elle fut aussi : patronne des artisans et des techniques, mais aussi conseillère des héros.



Les symboles, les yeux et les armes d’Athéna :

 

 
Athéna est accompagnée d’une chouette, symbole d’intelligence (la chouette voit la nuit), et Homère, dans l’Iliade, la qualifie de déesse aux yeux “glauques”, mot qui a donné lieu à plusieurs interprétations : yeux de chouette (“glaux, glaucos”, la chouette, en grec), yeux bleus ou bleu-vert (couleur que l’on nomme également “pers”), yeux brillants. C’est cette dernière traduction que l’on retient maintenant, bien que la première s’accorde bien au symbole d’Athéna, la chouette, et que la seconde confirme les origines “berbères” de la Déesse.
 
Armée, casquée, munie d’une lance et protégée par l’Égide, Athéna, déesse de la sagesse, apparaît aussi comme une déesse guerrière. Elle appuie les Grecs au cours de la guerre de Troie et Zeus accorde la victoire à ceux qui sont soutenus par sa fille préférée. L’intelligent Ulysse, pourtant à la merci de la mer et de Poséidon qui le déteste, finira par rentrer chez lui grâce à l’aide d’Athéna, qui n’hésite pas à descendre sur terre, sous une apparence humaine, pour inspirer Ulysse ou son fils Télémaque.
Mais qu’est-ce que l’Égide ? Le mot grec “aegis” désigne d’abord le peaux d’animaux dont se couvraient les guerriers, aux époques les plus reculées : elles étaient tannées, et on les portait dans le dos, nouées autour du coup par les deux pattes de devant de l’animal. En ce qui concerne Athéna, cet “animal” était la Gorgone, que tua Persée. Et on a vu qu’elle pourrait être aussi être la peau du dieu-bouc Pallas. Zeus porte aussi une égide, faite de la peau de sa chèvre-nourrice Amalthée (il attendit qu’elle meure avant de la dépecer…).
Lorsque évolua l’art de la guerre et celui de la métallurgie, et quand les guerriers commencèrent à porter des armures, on continua d’employer le mot “aegis” pour les désigner. Elle s’ornèrent de motifs gravés, et l’on représente Athéna, traditionnellement, avec une armure où est sculptée la tête de la Gorgone, et où sont figurés les serpents de ses cheveux.





Le culte d’Athéna :


On avait consacré des temples à Athéna dans toute la Grèce. Ceux-ci étaient servis par des jeunes filles vierges. Outre Athènes, bien sûr, et le Parthénon, elle avait notamment des temples à Mycènes, à Tégée en Arcadie, à Chalcioecon en Macédoine… sans compter bien sûr le légendaire temple d’Athéna qui se trouvait à Troie et dans lequel les Troyens firent entrer le fameux cheval de bois. Le temple d’Athéna à Troie abritait une fameuse statue de la déesse, le Palladium. Dans le temple de Mycènes, on rendait des oracles. Selon la légende, c’est Apollon qui reçut de Gaïa les dons oraculaires, mais il n’en avait, semble-t-il, pas le monopole.
Les principales fêtes consacrées à Athéna étaient les Panathénées. Elles se déroulaient à Athènes, tous les ans pour les Petites Panathénées, et tous les cinq ans pour les “Grandes”. Elles faisaient venir d’Attique de nombreux voyageurs et donnaient lieu à des joutes sportives et musicales, ainsi qu’à un banquet. Lors des Grandes Panathénées, les jeunes filles d’Athènes promenaient dans la ville le Peplos, ou voile brodé exécuté par les femmes d’Athènes durant l’année, pour le porter à la statue d’Athéna Polias. On peut voir dans les musées d’Europe, en particulier au British Museum, des frises sculptées, sorties des ruines du Parthénon, et représentant les défilés des Panathénées.

Inscription de la Déesse Minerve (Athéna) découverte en Afrique du Nord :





Des inscriptions dédiées à la triade capitoline sont signalées en Afrique du Nord :


– L’inscription découverte à Tituli la présente sous le vocable de Minerva. (Iu)piter o m, Iuno regina, (M)inerva


– L’inscription découverte à Bisica présente la déesse sous le vocable de Minerva : Jupiter, Iuno, Minerva.


– Dans l’inscription découverte à Chemmakh, la déesse est signalée sous le vocable de Minerva Augusta : I(upiter) o(ptimus) maximus), (I)u(n)o regina, Min(erva A)ug.


– Dans l’inscription découverte à Thuburbo Maius, la déesse est signalée sous le vocable de Minerva Augusta : Iu(piter) o(pti)mus (m)a(xi)mus, Iun(o) r(e)gina, Minerva A(ugusta).


– Dans l’inscription découverte à Zaghouan la déesse est signalée sous le vocable de Minerva Augusta : Iupiter o(ptimus) m(aximus), Iuno Regina, Minerva (A)u(gusta).


– Dans l’inscription découverte à Segermes, la déesse est signalée sous le vocable de Minerva Augusta : Iupiter conservator, (Iuno) Regina, Miner(va Augusta).


– Dans l’inscription découverte à Segermes, la déesse est signalée sous le vocable de Minerva Augusta : Iupiter optimus maximus, Iuno Regina, Minerva Augusta.

Un temple de Minerve est signalé à Tebessa en Algérie. Le temple date du IIIe siècle.

 

 

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