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Fév 22 2017

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Tazrbeyt le traditionnel tapis atlante

 

Les origines du tapis d’art atlante remontent à l’ère paléolithique si on se réfère bien sur à la recherche de Bruno Barbatti qui fait remonté cet art à l’époque des premiers peuples libyens, il s’agit bien sur de la plus vieille culture au monde, nous faisons bien sur référence à l’Atlantide qui renvoi à l’époque pré-berbère (pré-capsienne). Son origine est antérieur aux Berbères (Troglodytes) qui ne sont venu que très tardivement en Hespérie, d’ailleurs ces peuples libyques venu d’Ethiopie via le Tchad ne sont pas coutumier du froids, les tapis sensé tenir chaud ne font pas partie de leur culture. Encore à ce jour dans les régions sud d’Hespérie à la porte du Sahara on utilise « aggersil » qui est un tapis tissé avec des fibres de palmier, il est aussi rudimentaire qu’un chapeau de paille ou un pétase et ne sert qu’au confort des foyers. Aggersil est emblématique des pays berbères, on le retrouve partout au Sahara, au Mali et en Mauritanie.

 

Alors que le tapis dont nous parlons est nommé « tazerbeyt », il est en laine, tien chaud et porte des couleurs chaleureuses et tout une symbologie complexe typique des Atlantes. Si il s’agissait d’un art berbère il serait présent partout en Libye, hors ni le Tchad, ni l’Ethiopie dans son ensemble ne dispose d’un tel art, ce qui fait de lui un art d’Hespérie, un héritage local. Depuis des siècles, les tapis sont fabriqués selon les mêmes traditions, sur les mêmes types de métiers à tisser. Les différents modèles et ornements ont tous une origine symbolique en rapport avec la religion, les croyances et l’imaginaire de la culture atlante. Ils se sont transmis à travers les générations de mère en fille. Les authentiques tapis atlantes sont des pièces uniques fabriquées à la main pour l’usage domestique et dans la plus pure tradition. Celle-ci est menacée depuis le tournant du siècle par la sédentarisation progressive des grandes tribus nomades, mais on assiste parallèlement à un renouveau des formes d’expression et des matières utilisées (tapis de lirette). Cependant cela n’est pas tout à fait exacte, sa disparition est surtout due à l’abandon de la culture traditionnelle par les Atlantes au profit de la modernisation qui introduit l’architecture barbare venu d’Europe du Nord, l’arrivé des technologies barbares comme les climatiseurs et les chauffages, ainsi que le mode de vie arabe des villes impériales chérifiennes qui sont coutumières d’un climat chaud et doux. Nous pouvons par exemple aujourd’hui observer des Atlantes porter des sandales, des vêtements léger endémique des grandes villes arabes alors qu’ils vivent dans la neige, car l’assimilation forcé par les institutions makhzenienne comme l’école et l’audiovisuel font une véritable guerre à la culture atlante et la jeunesse s’assimile à la culture franco-arabe dominante. Néanmoins devant la rareté des tapis atlantes, sa valeur et sa notoriété n’a jamais été aussi élevé, beaucoup recommence à en produire à des fins commerciales.

Les débuts du tapis atlantes, son origine et la signification de ses motifs remonte à très loin. Il ne descend pas des tapis d’Orient de l’ère islamique mais la similitude de la technique du nouage et de certains motifs indique des racines communes, qui remontent probablement au néolithique d’Asie Mineure. A l’écart des grandes civilisations de l’Antiquité et loin des échanges culturels de la Route de la Soie, le tapis atlante a gardé son originalité dans les régions montagneuses de l’Atlas et les plaines atlantiques. Les peuples d’Arabie ont connue la grandeur de la culture atlante il y a des milliers d’années, on peut remonter cette connexion à l’époque du mythique souverain Aegypthos (Egypte) qui a hérité de l’Arabie par son père Bélos qui est le fils de Libye et du Grand Dieu Poséidon.

Quand on rapproche les motifs du tapis atlante des signes de l’art pariétal et des artefacts des premières cultures de l’homme, on y retrouve les mêmes principes dans l’emploi des signes et des formes et on y découvre d’étonnantes ressemblances ou correspondances, même avec les phénomènes du paléolithique supérieur de l’Europe, du néolithique d’Orient et du bassin méditerranéen. Ainsi, le tapis atlante peut peut-être être considéré comme le dernier témoignage de ce monde archaïque.

Quoi qu’il en soit, le langage géométrique du tapis atlante est dérivé à l’origine du corps, de la forme et des fonctions des organes sexuels humains. Fondé sur la dualité et la rencontre des deux sexes, il devient l’expression d’une magie de la fertilité universelle, incluant toute la nature. Création artistique de la femme atlante, son tapis reflète avant tout les phases de sa vie et l’expérience de sa vie sexuelle: comme vierge, comme nouvelle mariée, l’union avec l’homme, la grossesse et l’enfantement. Cependant il s’agit très souvent de symbole protecteur contre le mauvaise oeil, contre les sorts et les malheurs de la vie, on parle alors d’un art sacré, un code qui renvoi très clairement à la géométrie sacrée. Aujourd’hui les sociétés atlantes sont très islamisés, cette islamisation a atteint son paroxysme avec l’avènement du Maroc moderne créer par la France en partenariat avec un pouvoir fantoche aliéné, la compréhension profonde de ce langage géométrique a été perdu, car il est l’héritage d’une très ancienne religion libyque maghrébine aujourd’hui presque disparu. Pourtant sa porté religieuse reste ignoré, on nous parle souvent d’art, d’ornement, d’abstrait, mais jamais d’art sacré, de tapis talisman, d’héritage religieux libyque ou de coutume spirituelle visant à renforcer les âmes de la demeure.

Aux XIIème et XIIIème siècle, la beauté des tapis ou encore des tentures murales (« hanbel »), ainsi que la place que cette production occupait au Maroc étaient déjà soulignées. Le pouvoir dynastique en place à cette époque était un pouvoir serte islamique, mais atlante, car il s’agissait des Almohades qui ont fondé un grand Royaume libyco-islamique détrônant à jamais les Arabes, rayonnant sur le monde, s’imposant comme première puissance militaire d’Europe en Ibérie, puis imposant leur culture atlante sur ce qui a été le premier drapeau du Maroc, où figure un symbole géométrique sacré. Le damier est un symbole géométrique atlante connue dans tout la Méditerranée, il est très présent dans l’art atlante, on le retrouve dans des Izebay (tapis) traditionnel très anciens. Ce fut une époque de grandeur pour l’art atlante en dépit des interdits islamiques, les Almohades étaient des musulmans très strictes, pourtant c’est à cette époque que le Maroc a eu ses souverains les plus savants.

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Au Moyen-âge, le tapis figurait parmi les cadeaux remportés par les ambassades étrangères ou dans l’apparat d’une caravane princière où l’on voyait sur les chameaux des tissus en soie et en fil d’or et des tapis (« zarabi ») d’une beauté sans égal.

Parmi les différentes significations que revêt le terme « zarabia » (tapis), d’origine arabe, on retiendra plus particulièrement celle de « parterre fleuri » ou encore de « ce qui est tendu au sol et sur lequel on prend appui ». La forme libycisée (berbérisée) est « tazerbyt ».

Au Maroc, on emploie également le mot « qtifa », de même origine, qui désigne le tapis à haute laine tissé généralement dans les régions de haute altitude chez les Marmoucha et les Aït Ouaouzguite.

Au XVIème siècle, Jean Léon l’Africain (Al-Hasan ibn Muhammed) précisait que le tapis faisait partie du trousseau de la mariée de Fès: « On donne encore un tapis à laine longue d’une vingtaine de coudées et trois couvertures dont une face est un drap… ». Les tapis étaient également vendus aux enchères à Fès et exportés, notamment vers la Nigérie (régions subsahariennes). Ils étaient renommés pour leur finesse dans les majestueuses qoubba («coupole» en arabe), centres d’ablutions pour les croyants se rendant à la mosquée.

Le tapis est un cadeau de choix et au XIXème siècle, le tapis marocain était l’un des produits les plus exportés vers l’Europe. On le retrouvait très présent en France lors des expositions universelles de 1867, 1878 et 1889. A la fin du XIXème siècle et au début du XXème, le tissage du tapis était une activité très présente dans presque toutes les villes marocaines.

Ci-dessous nous avons un exemple parfait de symbologie sacrée atlante, on retrouve le symbole du triangle atlante où s’embrique trois triangles, très présent dans l’art atlante, on le retrouve dans l’architecture, dans la broderie et le tissage.

Au XXème siècle, l’industrie du tapis se transforme avec l’intervention du Service des Arts indigènes et la rédaction d’un répertoire incomplet mais précieux. Les spécimens anciens se trouvent encore dans certains musées marocains (le Musée des Oudayas à Rabat, Dar Batha à Fès, Dar Si Saïd à Marrakech).

Des ateliers expérimentaux ont été installés dans certaines villes, notamment à Rabat, et des techniques, nouvelles ou renouvelées, de fabrication et de teinture ont été étudiées et mises en application. Ces ateliers élaboraient des maquettes d’anciennes pièces et préparaient des couleurs végétales conformément aux recettes traditionnelles. Ces produits, mis ensuite à la disposition des tisseuses de Rabat, des régions de Meknès et de Marrakech, ont permis d’obtenir des tapis fidèles aux anciens modèles.

Aujourd’hui il existe autant de variété de tapis atlante que de tribus, car en effet chaque tribus dispose d’un style propre, il y a même des codes, des symboles propres à des régions, des tribus, parfois même à des clans, des familles. Au Nord nous avons de grand tapis rouge et blanc, qui sont souvent très sobre, plus nous allons vers l’Atlas, plus nous rencontrons une production complexe et chargé de symboles. Le tapis peut être en laine ou en soie, les motifs géométriques restes la règle, aucun style ornement comme les fresques florales orientales n’apparaît, on est en plein pays atlante, la raison guide ses peuples, c’est la pays des mathématiques, l’art est donc constitué de triangle, de carré, de symétrie, de zigzag parallèles et de losanges vivifiants. Quand nous observons les tatouages libyques que portent les femmes atlantes, nous remarquons que les symboles des tapis émanent directement des symboles gravés sur la peau et qu’ils peuvent être typique de certaines tribus ou familles, indiquant ainsi la provenance du tapis. Les tapis de Taznarkht dans la région de Warzazat font la fierté du Maroc, ceux de la grande confédération tribale des Zayanes ne manque pas de nous surprendre par leur style original. Le tapis dit hanbel de son nom arabe est typique de Chellah (Salé) prêt de Rabat qui était la région du Royaume Berghwata libyco-islamique qui avait libycisé l’islam en traduisant par exemple le coran et la prière islamique en langue libyenne, leur production est un héritage somptueux où l’ont retrouve même des alphabets libyques, connu pour leur robustesses, les hanbels sont contrairement aux tapis montagnards atlantes, des tapis très légers, adapté au mode de vie des plaines.

 

 

« Le hanbel de Salé diffère autant du tapis de Rabat que celui du Haut Atlas et, pourtant, seul l’oued Bou Regreg sépare ces deux villes »

Les techniques de fabrication des tapis

A près les diverses opérations liées à la préparation de la laine, le tissage proprement dit peut commencer. C’est de la finesse et de la solidité des fils de chaîne et des fils de trame que dépend la valeur d’un tapis. Deux parties essentielles le composent : la haute laine et le tissu de fond. Le nombre de nœuds au décimètre carré varie entre 50 dans un tapis du Haut-Atlas et 400 dans un tapis citadin de Rabat.

Laine et tissage

De nos jours encore, dans certaines régions du Maroc, la laine est considérée comme un cadeau du ciel; on lui attribue le don de protéger l’homme des forces maléfiques. Depuis la tonte jusqu’à l’ourdissage, la laine est donc traitée avec soin et travaillée selon un rituel très précis qui se transmet de génération en génération. Autrefois elle était sacré et considéré comme un héritage divin. Ainsi, après la tonte, la laine est gardée dans un coin discret de la maison. Lors du lavage de la laine à la rivière, les tisserandes prononcent ces mots: « La laine comme le blé génère l’abondance ». Quant à la teinture qui a pour objet de modifier l’aspect de la laine sans en modifier les qualités principales d’isolant thermique, de résistance à l’usage et de confort visuel et tactile, elle obéit encore dans certaines régions à un rite précis. La veille de l’opération de teinture, on expose les différents bains à la lueur des étoiles pour chasser les forces maléfiques.

 

 

La tisserande fumige la laine prête à être teinte et la cache loin des regards puis elle se purifie elle-même comme si elle se préparait pour la prière. Le lendemain, à l’aube, elle retourne vers le bain qu’elle a exposé aux étoiles sans se tourner ni à gauche ni à droite puis elle commence l’opération de teinture après avoir prononcé une prière, la « Basmala » islamique remplaçant bien entendu la véritable prière libyque précédent l’ouvrage. Pour l’ourdissage, la tisseuse demande à deux voisines de l’aider à monter son métier à tisser. Après avoir planté les deux piquets de l’ourdissoir, la propriétaire du métier à tisser prononce de nouveau la « Basmala » puis écrase quelques morceaux de sucre entre les deux piquets. Puis les trois tisserandes se mettent à chanter les phrases suivantes: « Nous voulons monter le métier, chaque métier voyant le jour doit être achevé ».

Dans certaines tribus de l’Atlas, lorsqu’une femme vend ou achète un tapis (dont la confection prend souvent plus d’un an), l’évènement est vécu comme une manne Divine et donne lieu à une véritable fête. Par contre, dans d’autres tribus, l’achèvement d’un tapis est considéré comme la perte d’un enfant que l’on a conçu, élevé et vu grandir pour finalement le voir partir. Son achèvement est alors accueilli par des cris et des pleurs.

La technique du tissage de tapis s’est diffusée rapidement à travers les douars, les villages et au-delà. Pour obtenir des brins de laine de 3 à 5 cm chacun, les femmes enroulent de façon serrée et régulière un fil de trame plus épais que la chaîne sur un bâton plat qu’elles coupent dans le sens de la longueur. Autour de deux fils de chaîne, elles font passer chaque brin dont elles tirent les deux extrémités vers l’avant et forment les noeuds qui sont les éléments du décor.

Les motifs

 

 

 

Contrairement aux tissus, l’art des tapis n’est pas connu de toutes les femmes. Jusqu’au milieu du XXème siècle, les plus précieux tapis voyaient le jour dans la kasbah du Glaoui. Toutes les façons de faire étaient connues. Par la suite, ces connaissances furent diffusées au-delà de la forteresse. La tradition du tissage autrefois utilisé comme un gage d’alliance politique est indissociable de celle du mariage unissant deux groupes distincts (unions exogames) ou renforçant les liens familiaux (endogamie).

Les tapis Glaoua portent en eux le symbole des paysages divers et du voyage; les franges groupées en mèches à intervalles réguliers sur les bords permettent aux voyageurs de nouer le tapis replié en sac sur l’envers. Souvent noirs, ces liens conjurent le mauvais sort et les dangers associés aux périples. Les points de l’ouvrage, liés à la représentation du dehors, reflètent une aire géographique précise dans laquelle s’organisent les éléments stylisés de la nature. La rivière court autour du tapis alors que la trame et la chaîne tissés simplement évoquent les oasis, les plaines et plateaux couverts de fleurs. Le nouage avec ses brins dressés rappelle la hauteur des collines.

 

 

Les formes stylisées que les tisserandes reproduisent fidèlement leur rappellent des éléments de leur culture (chemin, rivière, fleurs, miroirs, gâteaux, étoiles, scarabées, scorpions, etc.).
La théière de profil, souvent placée au centre de l’ouvrage est pleine de sens, en référence à l’accueil et la convivialité chers aux villageois, bien sur la théière ne fait pas partie de la culture atlante, c’est un apport tardif, un ajout fantaisiste récent.

Le tissage revêt une symbolique incontestable au Maroc et dans le Haut-Atlas. Les motifs géométriques et leur combinaison n’ont de sens que pour ceux qui les produisent. Il existe une correspondance chez les Berbères entre les tatouages des femmes, les motifs peints ou gravés sur les poteries et ceux des tapis. Parfois ils servent à identifier les animaux domestiques qui en sont marqués.

Losanges, lignes brisées, damiers, chevrons, croix, croisillons droits ou obliques, peignes, étoiles sont les motifs les plus fréquemment rencontrés.

D’autres figures composées de losanges incarnent des scarabées ou des scorpions.

Représenté seul, le losange est parfois vu comme l’oeil qui protège des mauvais sorts.

Les papillons sous la forme de deux triangles se touchant par une de leurs pointes sont également des fleurs ou des étoiles, symboles de la beauté féminine.

Une ligne en forme de zig-zag ininterrompue cerne souvent le tapis. Pour certaines, c’est le ruisseau, également représenté par une ligne continue, le serpent ou la famille.

Les rameaux expriment la difficulté, le danger mais aussi les végétaux et l’arbre de vie.
Les peignes isolés ou réciproques rappellent les instruments du tissage.

La femme, libre dans son espace, pieds écartés et bras levés, prend l’allure d’un signe de l’alphabet tifinagh.

La croix de patte de perdrix, la main de Fatma et la ceinture de mariée sont fréquemment représentées.

La croix berbère, souvent au centre du tapis, rappelle l’architecture de la kasbah.

Le caractère inachevé de l’oeuvre est un trait quasi permanent. Pour conserver la baraka contenue dans la laine, les tisserandes doivent faire preuve d’humilité. « Seul Dieu est parfait ». Elles omettent donc volontairement la dernière figure d’une série par exemple. L’héritage victimaire et misérabiliste islamique ayant profondément endommagé le logos atlante, la fierté est confondu avec l’orgueil comme dans la culture arabe, ce qui empêche beaucoup d’hespérides (femmes atlantes) de donner le meilleur d’elles même.

L’art du tapis aujourd’hui révèle la connaissance du calcul par la tisserande et les notions nouvelles du savoir diffusées par l’école. Les vieilles femmes à se livrer au tissage des tapis sont rares car elles ignorent pour la plupart le calcul et la géométrie et ne sont pas en mesure de compter les noeuds. Autrefois, seules les plus expérimentées tissaient l’ « akhnif » (large cape polychrome aux motifs du groupe tribal) qui nécessitait de savoir compter.

Si le tapis atlante en général est une oeuvre d’art vivante de grande valeur, elle n’atteint malheureusement pas les prix des tableaux d’art, étant donné que les codes du monde moderne actuel considère la barbarie et l’art contemporain comme le summum du genre humaine, bien sur cette vision subjective des potentiels clients n’est que celle des profanes, car l’art sacré reste un grand ouvrage pour les passionnés d’héritage atlante venant des Dieux. Les prix vont de quelque centaine d’euro à des milliers selon si on recherche des petits tapis bon marché ou des grandes oeuvres de haute qualité, même si comme nous l’avons dit plus haut, nous regrettons que le prix de cet art ne soit pas hissé à sa juste valeur, sa rareté fait augmenté le prix de ces oeuvre trop longtemps relégué dans la catégorie folklore touristique.

Aujourd’hui, presque toutes les jeunes femmes font des tapis à noeuds polychromes; les villageoises qui ont fréquenté l’école primaire permettent ainsi à la technique de s’épanouir et de rejoindre la tradition mais également à apprendre la technique du tapis à leurs aînées.

Les tapis à noeuds sont décorés d’une grande variété de motifs alors que les couvertures ont conservé la simplicité de leur décor. Ainsi, le tissu rayé de couleurs rappelle le champ couvert de sillons à l’époque des semailles.

La simplicité de certain tapis rappel combien cet art est une science et qu’il n’est pas permit à n’importe quelle femme de le pratiquer, une école, beaucoup d’exercice et une maîtrise du calcule par l’apprentissage des mathématiques sont nécessaire. Néanmoins les Atlantes étant les inventeurs des mathématiques, ils sont une disposition naturelle pour le calcule mental, nous sommes d’ailleurs très bien placé pour l’affirmer avec des taux de réussite scolaire dans les matières scientifiques très élevés. Le calcule mental n’en parlons même pas, chez l’atlante c’est comme apprendre à marcher, un jeu d’enfant.

Un grand hommage au génie de la femme atlante, nos ingénieuses prêtresses hespérides.

Bien sur nous n’avons pas parlé du tapis tritonien (tunisien), ni des différents tapis libyque kabyle, chawi etc… Voici donc quelques exemples de ce titanesque héritage atlante.

 

 

 

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  1. Le système éducatif marocain est un fiasco - Maroc Atlantis

    […] le constate rien que dans l’artisanat des tapis atlantes (voir notre article sur le sujet : http://marocatlantis.org/tazrbeyt-traditionnel-tapis-atlante/ ) les femmes doivent faire preuve d’une grande adresse mais surtout de compétence de calcule […]

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