La vérité sur le traître sournois Ibn Khaldoun

 

Nous allons d’abord commencer par vous citer quelques extraits tiré du livre des exemples d’Ibn Khaldoun, nous devons montrer ses idées anti-arabe où il présente très négativement ce peuple sémite, ensuite nous allons présenter ses idées pro-berbère, puis finir sur une synthèse et une conclusion que nous en tirons après avoir étudier ses idées.

 

Abou Zeïd Abd er-Rahman Ibn-Khaldoun (autres orthographes : Ibn Khaldun, Ibn Haldun), surnommé Ouéli ed-Din, est un historien, littérateur et philologue, né à Tunis, en l’année 732 de l’hégire (27 mai 1332) et mort au Caire, le 17 mars 1406. Sa famille, originaire du Hadramaut (région désertique de l’Est du Yemen), s’était fixée d’abord à Séville où elle avait occupé une importante situation, puis elle était venue s’établir à Tunis auprès des princes Hafsides (Histoire de la Tunisie) qui lui prodiguèrent des marques de leur bienveillance et lui confièrent de hauts emplois.

 

Voici un extrait du livre de l’historien Ibn Khadoun consacré à l’étude sociologique des Arabes de son époque. Sa façon d’analyser les changements sociaux et politiques qu’il a observés dans le Maghreb et l’Espagne de son époque a conduit à considérer Ibn Khaldoun comme un « précurseur de la sociologie moderne ». Ibn Khaldoun est aussi un historien de premier plan auquel on doit la Muqaddima (traduite en Prolégomènes et qui est en fait son Introduction à l’histoire universelle et à la sociologie moderne) et Le Livre des exemples ou Livre des considérations sur l’histoire des Arabes, des Persans et des Berbères.

 

LES ARABES N’ÉTABLISSENT LEUR DOMINATION QUE SUR DES PAYS DE PLAINES.

 

Ils sont en effet, en raison de leur naturel farouche, gens de pilleries et de brigandage : tout ce dont ils peuvent se saisir sans lutte et sans danger, ils l’enlèvent, puis ils s’enfuient vers leurs pâturages du désert. Ils n’attaquent point ouvertement, ni ne combattent en bataille rangée, à moins d’y être contraints pour leur propre défense : aussi, s’ils se heurtent à une forteresse ou à un endroit qui leur réserve des difficultés, ils les laissent de côté, sans les attaquer, et se tournent vers quelque objet de conquête facile. Les tribus qui se retranchent contre eux dans les rochers des montagnes sont à l’abri de leurs rapines et de leurs violences, car ils n’escaladent point les hauteurs, ni ne s’engagent dans des terrains difficiles, ni ne s’exposent à des dangers pour les atteindre. Quant aux plaines, s’ils peuvent s’en emparer du fait qu’elles sont mal gardées ou que le pouvoir gouvernemental manque de force, elles deviennent leur butin et la proie qu’ils dévorent : ils y multiplient leurs incursions, leurs pilleries et leurs violences, en raison de la facilité qu’elles leur offrent, si bien que leurs habitants finissent par tomber sous leur domination; puis ils se les passent les uns aux autres, et le désordre aboutit à la ruine de leur civilisation : Dieu a puissance sur ses créatures; il est l’Unique, le Coerciteur, et il n’est point d’autre Seigneur que Lui.

 

UN PAYS CONQUIS PAR LES ARABES EST BIENTÔT RUINÉ

 

C’est là, en effet, un peuple farouche, chez lequel la rudesse de moeurs s’est ancrée au point de devenir leur tempérament propre et leur naturel; et ils s’y complaisent, parce qu’elle leur permet d’échapper à l’emprise de l’autorité et à la sujétion à un gouvernement. Un tel naturel est incompatible avec la civilisation, et leur interdit de se développer, car errer et être les plus forts sont les seuls buts que leur assigne leur manière de vivre, ce qui interdit la vie sédentaire, de laquelle dépend la civilisation, et est incompatible avec elle. Si, par exemple, ils ont besoin de pierres pour caler leurs marmites, ils en arrachent aux constructions, les ruinant pour en avoir; de même, s’ils ont besoin de bois pour faire des poteaux ou des piquets pour leurs tentes, ils démolissent des toitures pour en avoir : la nature de leur existence est donc incompatible avec l’art de construire, qui est la base de la civilisation. Voilà comment il en va d’eux en général.

En outre, leur naturel est d’arracher aux autres ce qu’ils possèdent : leurs moyens d’existence sont à la pointe de leurs lances, et ils ne connaissent, pour ce qui est de prendre le bien d’autrui, aucune limite à laquelle ils se tiennent; au contraire, chaque fois que leurs yeux tombent sur un troupeau, un objet, un ustensile, ils se l’approprient de force. Si, ayant pris le dessus et s’étant adjugé l’autorité souveraine, ils ont toute latitude de se comporter ainsi, il n’est plus aucun moyen administratif de protection de la propriété, et la civilisation est ruinée.

Également, ils obligent les artisans et les corps de métier à des travaux sans leur en verser le salaire et le juste prix. Or le travail est, comme je l’exposerai, la véritable source de la richesse; si donc le travail est vicié, du fait qu’il n’est pas plus profitable, l’espoir en la richesse s’évanouit, les bras cessent le travail, l’ordre établit se dérange, et la civilisation se corrompt.

De plus, ils n’ont aucun souci de gouverner, d’empêcher les gens de mal faire et de les protéger les uns des autres : la seule chose dont ils se préoccupent, c’est ce qu’ils arrachent aux autres, soit par le pillage, soit par des extorsions. Parvenus à ce but, ils ne voient pas loin : nulle préoccupation d’améliorer la situation de la population, de veiller à ses intérêts, d’empêcher certains de mal faire. Souvent, il est vrai, ils infligent des amendes pécuniaires, espérant en tirer profit, en exigent des sommes considérables, comme ils s’y entendent, mais cela ne suffit pas pour empêcher de mal faire et arrêter ceux qui ont de mauvais desseins. Au contraire, car en la matière une amende pécuniaire pèse en regard de la réalisation des desseins.

C’est pourquoi leurs sujets restent, sous leur domination, comme privés de gouvernement, sans personne pour les régir, et l’absence de gouvernement est la perte de l’humanité et la ruine de la civilisation, en vertu de ce que j’ai exposé, à savoir que l’existence de l’autorité souveraine convient particulièrement à l’homme, et lui est naturelle, et qu’il ne peut avoir en dehors d’elle d’existence et de vie sociale.

En outre, tous parmi eux aspirent à commander : il est extrêmement rare que l’un d’eux consente à abandonner l’autorité à un autre, fût-il son père, son frère, ou le principal de sa famille, et encore n’agit-il ainsi qu’à contre-coeur et par respect humain. Si bien qu’un grand nombre d’entre eux sont pourvus d’autorité et de pouvoir, qui pressurent et tyrannisent concurremment leurs sujets, et c’est la ruine et la fin de la civilisation.

Un Arabe venu en députation auprès de `Abdalmalik, comme celui-ci s’informait auprès de lui d’al-Hajjaj, lui répondait (et dans son esprit c’était là faire l’éloge de la manière dont il gouvernait et rendait prospère sa province) : « Quand je l’ai quitté, il ne faisait de tort qu’a lui-même».

Aussi, considère tous les pays qu’ils ont conquis et assujettis depuis la Création : tu verras combien leur civilisation est disloquée, leurs habitations appauvris; leur terre elle-même est transformée. Au Yémen, tous les établissements sédentaires sont ruinés, à l’exception de quelques villes. Dans l’Irak Arabe il en va de même : la civilisation que les Perses y avaient développé est ruinée pour sa plus grande part. En Syrie, de nos jours, il en va de même. En Ifriquiya et au Maghreb, depuis que les Banou-Hilal et les Banou-Soulaïm y sont passés, au début du Ve siècle, et se sont acharnés sur ces pays pendant 350ans, toutes les plaines sont ruinées, alors qu’autrefois au Soudan jusqu’à la Méditerranée tout était cultivé, comme l’attestent les vestiges qui s’y trouvent : monuments, constructions, traces de fermes et de villages. Dieu recevra en héritage la terre et ceux qu’elle porte :«Il est le meilleur des héritiers» (Coran, 21, 89).

 

DE TOUS LES PEUPLES LES ARABES SONT LE PLUS INCAPABLE DE GOUVERNER.

 

La cause en est qu’ils sont le plus bédouin de tous les peuples, celui qui erre le plus profondément à l’intérieur des déserts, celui qui sait le mieux se passer des objets de première nécessité et des grains des régions cultivées, tant ils sont accoutumés à une vie dure et grossière, si bien qu’ils se suffisent à eux-mêmes. Leur goût et la rudesse de leurs moeurs font qu’ils n’acceptent que difficilement d’être soumis les uns aux autres; lorsque leur chef fait appel à eux, c’est le plus souvent à cause de l’esprit de corps qui les pousse à assurer leur commune défense, et il est obligé de n’exercer son autorité qu’en les ménageant et se garder de les contrarier, de peur de voir cet esprit de corps lui manquer, ce qui serait sa perte et la leur : or l’art de gouverner un empire ou un royaume exige que celui qui gouverne contienne par la force ses sujets dans leur devoirs, sinon il ne gouvernera pas correctement. En outre, il est du naturel des Arabes, comme je l’ai déjà dit, d’arracher aux autres ce qu’ils possèdent en propre, et ils ne s’occupent de rien d’autres. Si donc ils deviennent les maîtres d’un peuple quelconque, le but qu’ils assignent à leur domination est d’en profiter pour lui prendre ce qu’il possède, et ils négligent tout autre souci gouvernemental. Souvent ils remplacent par des amendes pécuniaires les châtiments corporels destinés à punir les mauvaises actions, se proposant d’augmenter par là leurs revenus et de profiter d’avantage : pareille pratique est incapable de contenir les hommes dans leur devoir, et souvent même elle pousse au mal, car celui qui a dessein de mal faire considère ce qu’il doit débourser de la sorte comme de peu d’importance en regard de ce que lui assure la réalisation de son dessein; en ****équence, les crimes se multiplient, ce qui amène la ruine de la civilisation. Un tel peuple reste donc comme s’il était dépourvu de gouvernement, chacun cherche à voler le voisin, la civilisation ne peut plus se développer correctement et est rapidement ruinée par l’anarchie, comme j’ai déjà dit.

Pour tous ces motifs, le naturel des Arabes les rend donc incapables de gouverner un empire : ils n’y peuvent parvenir qu’après avoir modifié leur caractère sous l’influence d’une religion qui efface d’eux tous ces défauts, leur fasse trouver un frein dans leur propre conscience, et les pousse à protéger les hommes les uns contre les autres, comme j’ai déjà dit.

A titre d’exemple, considère ce qu’il en fut de leur pouvoir lorsque, devenus musulmans, la religion leur offrit une base ferme de gouvernement dans la Loi et celles de ses stipulations qui sauvegardent, aussi bien d’une manière externe que d’une manière interne, les intérêts de la civilisation : les califes d’alors appliquant les uns après les autres ces prescriptions, leur empire devint considérable et leur pouvoir très fort. Lorsqu’il vit les musulmans se rassembler pour la prière, Roustem s’écria :«’Omar me ronge le coeur : il enseigne aux chiens la bonne éducation!» Par la suite, des tribus cessèrent de prêter leur appui au pouvoir et négligèrent les préceptes de la religion, si bien qu’elles désapprirent l’art de gouverner et revinrent à leurs déserts, oubliant à la longue, du fait qu’elles n’étaient plus soumises à qui que ce fût et ignoraient les devoirs gouvernementaux, qu’elles aient jamais fait cause commune avec les représentants de l’autorité gouvernementale : elles retournèrent ainsi aux moeurs grossières qui avaient été les leurs auparavant, et le mot «empire» n’évoqua plus pour elles autre chose que leur communauté d’origine et de race avec les califes. Lorsque la puissance du califat disparut sans laisser de traces, les Arabes perdirent toute autorité au profit exclusif des races étrangères : ils demeurèrent alors dans les solitudes de leurs déserts, ne sachant plus ce que c’est qu’un empire et l’art de le gouverner, ignorant même, pour leur plus grand nombre, qu’ils avaient autrefois possédé un empire, quand aucun peuple au monde n’eut jamais empire comme celui que détinrent leurs tributs, témoins les dynasties de `Ad, de Thamoud, des Amalécites, de Himyar, et des tobba’ du Yemen, puis au sein de l’Islam la dynastie modarite : Omayyades et Abbassides. Ils sont devenus incapables de gouverner lorsque, oubliant les préceptes de la religion, ils sont revenus à leur bédouinisme originel : il peut arriver parfois qu’ils s’assujettissent des États faibles, comme c’est aujourd’hui le cas au Maghreb, mais ils n’aboutissent alors qu’à ruiner la civilisation des pays dont ils se sont emparés, comme nous l’avons dit : Dieu donne à qui il veut Sa puissance souveraine.

 

LES LIBYENS (BERBERES) SONT DES PEUPLES D’UNE NATURE EXCELLENTE.

 

“Citons ensuite les vertus qui font honneur à l’homme et qui étaient devenues pour les Berbères une seconde nature; leur empressement à s’acquérir des qualités louables, la noblesse d’âme qui les porta au premier rang parmi les nations, les actions par lesquelles ils méritèrent les louanges de l’univers, bravoure et promptitude à défendre leurs hôtes et clients, fidélité aux promesses, aux engagements et aux trairés, patience dans l’adversité, fermeté dans les grandes afflictions, douceur de caractère, indulgence pour les défauts d’autrui, éloignement pour la vengeance, bonté pour les malheureux, respect pour les vieillards et les hommes dévots, empressement à soulager les infortunés; industrie, hospitalité, charité, magnanimité, haine de l’oppression , valeur déployée contre les empires qui les menaçaient, victoires remportées sur les princes de la terre,dévouement à la cause de Dieu et de la religion; voilà, pour les Berbères; une foule de titres à une haute illustration, titres hérités de leurs pères et dont l’exposition; mise par écrit, aurait pu servir d’exemple aux nations à venir.

Que l’on se rappelle seulement les belles qualités qui les portèrent au faîte de la gloire et les élevèrent jusqu’aux hauteurs de la domination, de sorte que le pays entier leur fut soumis et que leurs ordres rencontrèrent partout une prompte Obéissance.

Parmi les plus illustres Berbères de la première race, citons d’abord Bologguin-Ibn-Ziri le Sanhadjien qui gouverna l’Ifrikïa au nom des Fatémides : nommons ensuite Mohamed-Ibn-Khazer et son fils EI- Kheir, Youçof-Ibn Tachefin, Roi des Lemtouna du Maghreb, et Abd el Moumen Ibn Ali, grand cheikh des Almohades et disciple de L’imam ÉI-Mehdi.

Parmi les Berbères de la seconde race on voit figurer plusieurs chefs éminents qui, emportés par une noble ambition, réussirent à fonder des empires et à conquérir le Maghreb central et le Maghreb-el-Acsa. D’abord Yacoub lbn-Abd EI-Haqq, sultan des Beni-Merin ; puis, Yaghmoracen-Ibn-Zîan, sultan des Béni Abd-el-Ouad; ensuite, Mohammed-Ibn.Abd-el-Caouï-Ibn-Ouzmar , chef des Béni-Toudjîn. Ajoutons à cette liste le nom de Thabet-Ibn-Mendïl, émir des Maghraoua, établis sur le Chélif, et celui d’Ouzmar-Ibn-Ibrahim, chef des Beni-Rached; tous Princes contemporains, tous ayant travaillé, selon leurs moyens pour la prospérité de leur peuple et pour leur propre gloire.

Parmi les chefs berbères voilà qui possédèrent au plus haut degré les brillantes qualités que nous avons énumérées, et qui, tant avant qu’après l’établissement de Ieur domination, jouirent d’une réputation étendue, réputation qui a été transmise à la postérité par les meilleures autorités d’entre les Berbères et les autres nations, de sorte que le récit de leurs exploits porte tous les caractères d’une authenticité parfaite.

Quant au zèle qu’ils déployèrent à faire respecter les prescriptions de l’islamisme, à se guider par les maximes de la loi et à soutenir la religion de El (Allah); on rapporte, à ce sujet, des faits qui démontrent la sincérité de leur foi, leur orthodoxie et leur ferme attachement aux croyances par lequelles ils s’étaient assurés la puissance et l’empire. Ils choisissaient d’habiles précepteurs pour enseigner à leurs enfants le livre de El, ils consultaient les casuistes pour mieux connaître les devoirs de l’homme envers son Dieu .

Ils cherchaient des Imams pour leur confier le soin de célébrer la prière chez les nomades et d’enseigner le coran aux tribus; ils établissaient dans leurs résidences de savants jurisconsultes, chargés de remplir les fonctions de cadi; ils favorisaient les gens de piété et de vertu, dans l’espoir de s’attirer la bénédiction divine en suivant leur exemple; ils demandaient aux saints personnages le secours de leurs prières; Ils affrontaient les périls de la mer pour acquérir les mérites de la guerre sainte; ils risquaient leur vie dans le service de El, et ils combattaient avec ardeur contre ses ennemis.

Au nombre de ces Princes on remarque au premier rang Youçof-Ibn-Tachfin et Abdelmoumen-Ibn-Ali; puis viennent leurs descendant et ensuite Yacoub-Ibn-Abd-el-Haqq et ses enfants. Les traces qu’ils on laissées de leur administration attestent le soin qu’ils avaient mis à faire fleurir les sciences, à maintenir la guerre sainte (djihad), à fonder des écoles, à élever des Zaouia (monastères) et des Ribat (forteresses), à fortifier les frontières de l’empire, à risquer leur vie pour soutenir la cause de El, à dépenser leurs trésors dans les voies de la charité, à s’entretenir avec les savants, à leur assigner la place d’honneur aux jours d’audience publique, à les consulter sur les obligations de la religion, à suivre leurs conseils dans les événements politiques et dans les affaires de la justice, à étudier l’histoire des prophètes et des saints, à faire lire ces ouvrages devant eux dans leurs salons de réception, dans leurs salles d’audience et dans leurs palais, à consacrer des séances spéciales au devoir d’entendre les plaintes des opprimés, à protéger leurs sujets contre la tyrannie des agents du gouvernement, à punir les oppresseurs, à établir au siège du khalifat et du Royaume, dans l’enceinte même de leurs demeures, des oratoires où l’on faisait sans cesse des invocations et des prières, et où des lecteurs stipendiés récitaient une certaine portion du Coran tous les jours, matin et soir. Ajoutons à cela qu’ils avaient couvert les frontières musulmanes de forteresses et de garnisons, et qu’ils avaient dépensé des sommes énormes pour le bien public, ainsi qu’il est facile de le reconnaître à l’aspect des monuments qu’ils nous ont laissés.

Faut-il parler des hommes extraordinaires, des personnages accomplis qui ont paru chez le peuple berbère? alors, on peut citer des saints traditionalistes à l’âme pure et à l’esprit cultivé; des hommes qui connaissaient par coeur les doctrines que les Tabês et les Imams suivants l’avaient transmises à leurs disciples; des devins formés par la nature pour la découverte des secrets les plus cachés. On a vu chez les Berbères des choses tellement hors du commun, des faits tellement admirables, qu’il est impossible de méconnaître le grand soin que El a eu de cette race…”.

 

LES ORIGINES DES LIBYENS DANS LA MYTHOLOGIE ARABE YEMENITE.

 

Ifrîqus b. Qays b. Sayfî, l’un des rois Tubba (mythologie yemenite), envahit le Maghreb et l’Ifriqya, et y bâtit des bourgs et des villes après en avoir tué le roi, Al-Jarjîs.

Ce fut même d’après lui, à ce que l’on prétend, que ce pays fut nommé l’Ifriqya. Lorsqu’il eut vu ce peuple de race étrangère et qu’il l’eut entendu parler un langage dont les variétés et les dialectes frappèrent son attention, il céda à l’étonnement et s’écria : « Quelle Br-bra est la vôtre ! »

On les nomma Berbères pour cette raison. Le mot birbara signifie, en arabe, « mélange de cris inintelligibles » ; de là on dit, en parlant du lion, qu’il birbar, quand il pousse des rugissements confus.

 

LES EXTRAPOLATIONS DES HISTORIENS ARABES SUR L’ORIGINE DES LIBYENS

 

La plupart des historiens arabes dès le 8ème siècle, comme Wah ibn Munabihh fils d’une himyarite et descendant d’un chevalier persan a affirmé que les Berbères appartenaient à des races Hamite. Plusieurs écrivains musulmans ont encore affirmé que les Berbères étaient les fils de Berr qui descend de Mazigh ibn (fils de) Canaan Ibn Ham Ibn Nouh (Noé alayhi salam).

Les Zenata sont considéré comme une race cananéenne par les autres écrivains musulmans «Les Berbères ‘Geo. Babington Michell, Journal de la Royal African Society, vol. 2, n o 6 (janvier 1903), pp. 161-194. Les traditions affirment que, en fait, ils étaient des descendants des Berbères Amalécites (Amalek) et de Canaan mélangé au Himyarite (Senhaja et Kutama) du Yémen dont deux descendants des arabes « Adites » qui avait envahi l’Egypte avant 1200 avant Jc et «avancé vers le Maghreb ».

 

CONCLUSION

 

Ce que nous devons tirer comme conclusion de ces textes tant tôt flatteurs, tant tôt virulents, c’est leur inexactitude et leur manque cruel d’information. Il est difficile de dire si Ibn Khaldoun n’est pas arabe, néanmoins une chose est sure c’est qu’il n’est pas libyen (maghrébin), car si il l’était il ne citerait pas ces derniers comme un observateur étranger, mais comme un acteur et membre de la nation étudier. Son attitude narrative rappel les orientalistes français qui couvre d’éloges nos peuples libyens, c’est en effet un regard admiratif, mais jamais celui d’un autochtone, bien sur Ibn Khaldoun est né à Tunis, dans une région fortement libyenne, mais il n’est pas le seul, beaucoup d’arabes ont vécu dans nos pays et brandit mille louanges pour notre hospitalité. De plus même si les Yéménites sont en bonne parti d’origine berbère (libyen d’Ethiopie), ils ont développé une civilisation différente et éloigné de l’Hespérie (Maghreb), il est très difficile de prouver que Ibn Khaldoun est berbère, néanmoins il a forcément des gènes du phénotype libyen berberoïde de la corne de la Libye (Ethiopie-Eyrthrée-Somalie). Ensuite la flatterie dont il use sur les Libyens est adéquate avec son époque, nous savons qu’il a vécu à un moment de l’histoire où les rébellions anti-arabe ont accouché de divers Rois et Royaumes islamiques gouvernés par des libyens (nord-africain), son comportement est donc adapté afin de faire la propagande de ces Rois et monter dans leur estime, car en réalité ce même Ibn Khaldoun n’a pas hésité à écrire un ouvrage de géographie aux Mongoles de Syrie pour leur livrer la géographie de la Méditerranée et du Maghreb, ces cartes devaient servir à la future conquête khanat de la Libye (Afrique du Nord). Bien sur ces conquêtes n’ont jamais eu lieu puisque les Mamelouks d’Egypte ont mit fin à leur avancé, néanmoins si cela n’était pas arrivé, Ibn Khaldoun aurait été retenu comme un traître et un manipulateur vil par tout ceux qui aujourd’hui l’adulent. D’ailleurs à ce sujet personne ne s’est demandé pourquoi nos pays ne sont pas couvert de statut de grands savants libyens, mais juste d’Ibn Khaldoun et autre savants arabes. Si sa statut son édifié par les institutions panarabistes actuels c’est qu’elle n’incarne pas l’identité et la fierté libyenne, mais bien au contraire l’islamisation, l’arabisation et la destruction de notre identité libyque. En vérité si Ibn Khaldoun flatte autant les Libyens (Berbères) c’est surtout parce qu’ils sont musulmans et sachant que les Arabes ont échoué à défendre l’islam, l’ont abandonné et leur capital Bagdad détruite par les Mongoles, les Libyens du Maroc à l’Egypte sont les derniers peuples capables de défendre l’islam et continue de perpétuer les coutumes religieuses islamiques arabes. C’est bien dans l’intérêt des Arabes et de l’islam avant tout que Ibn Khaldoun admire les Libyens et non pour leur culture pré-islamique et leurs usages propre, d’ailleurs il ne fait que citer les Libyens islamisés, ne parlant jamais des tribus résistantes vivant pour certaine loin de l’islam ou dans une approche syncrétique de la nouvelle religion arabe. Ce type de flatterie est typique des Phéniciens (Orientaux sémites), ils aiment à la folie un peuple dès que celui-ci accepte l’islam et se bat pour sa gloire dans l’intérêt des Arabes.

 

L’autre chose dont il faut faire la remarque c’est sa critique biaisé des Arabes, en réalité il les critique pour leur nature pré-islamique, nature qui a resurgit dès la destruction de Bagdad entraînant les Arabes vers l’abandon de l’islam et le retour à leur coutumes ancestrales bédouines. Néanmoins au delà de ça il ne dit jamais que l’islam dans le coran appel au pillage, que le prophète Mahomet lui-même a légaliser ceci en disant “ma subsistance se trouve au boue de ma lance”, ainsi Ibn Khaldoun n’est pas pro-berbère ou anti-arabe, il est juste pro-islam et anti-religion-préislamique (anti-paganisme).

 

Aussi Ibn Khaldoun est l’un des grands responsables de la destruction identitaire de notre Civilisation, il a écrit que nous serrions originaires du Yemen, soutenu par Ibn Hazm Al Andalousi dans cette entreprise généalogique douteuse, ensuite il soutiendra l’idée que nous sommes cananéens et que nous descendons d’un de leur Roi, un certain Mazigh fils de Canaan. Bien sur tout ceci sans aucune recherche généalogique et historique sérieuse, il ne se fiera ni aux études d’Hérodote, ni de Diodore de Sicile car en islam suivre un “mécréant” (non-musulman) comme source de savoir est un crime, du coup il balaye des milliers d’années d’histoire, pour finalement se référer à la bible et au coran, en sommes la tradition adamique. Pour Ibn Khaldoun pas besoin de questionner les sages et les anciens sur la tradition orale et l’origine des Libyens bien qu’il en eu plusieurs fois l’occasion, tout ce qui l’importait c’était d’établir une origine en partant de l’étude de la généalogie biblique. Cette même généalogie qui du côté des juifs stipule que nous descendons tous d’Adam et du peuple juif. Cette théologie douteuse qui considère dans le coran que nous sommes tous arabe à l’origine, que Adam parlait arabe et que ça sera la langue du paradis. Ainsi Ibn Khadoun a voulu arabiser, sémitiser les Libyens par un procédé astucieux, les présenter comme “non-arabe” mais comme “semi-sémite”, plus précisément comme chamito-sémitique. C’est d’ailleurs le travail dans lequel tout les historiens arabes se sont acharné, donner une origine juive (adamique) aux Libyens, car avant cela nous étions à l’instar des Amérindiens d’Amérique des peuples non-répertorié, dont même leur Dieu ignore l’existence. Ainsi le mythe de Mazigh, d’où notre dénomination par les Arabes de “Amazigh”, c’est à dire “peuple de Mazigh” comme les Juifs disent en hébreux “Amisraël”, est resté très vivace et accueillit avec joie par les Libyens islamisés qui voyaient en cette généalogie créer de tout pièce l’occasion de nouer une alliance durable avec tout les peuples Phéniciens (Moyen-Orientaux) et se donner une légitimité adamique. Bien sur pour nos ancêtres l’idée étaient surtout d’ancrer nos peuples dans l’arabisation (islamisation) du monde, ne plus être des sauvages dont on ne connait ni l’origine, ni la culture, mais des Sémites adamiques parmi tant d’autre, le christianisme en Europe fera la même chose en imposant une origine biblique (sémite) à tout les peuples d’Europe. Ce même procédé de destruction identitaire a fonctionné partout, par exemple les Hellènes ont été nommé Grecs et les Romains par le terme Latin, pareil pour les Gaulois qui furent renommé sus le titre de Francs, tout ces changements de nom ont pour but de témoigné qu’à compté de ce jour là fut décidé que ces peuples seraient au service de l’adamisation du monde, chrétiens ou islamiques et tirerons un trait définitif sur leur histoire polythéiste précédente. Ainsi le changement de nom est un acte fort, c’est une manière de changer l’histoire et l’identité d’un peuple, c’est pour cela que les seuls livres d’histoires anciens remonte à l’époque d’Ibn Khaldoun, tout ce qui était antérieur a été brûlé, pour faire comme si notre arabisation (islamisation) était la naissance de notre peuple. La même chose a été faite pour les Européen qui font débuter leur histoire à la naissance de Jésus, les Arabes ont fait pareil avec l’hégire et aujourd’hui les Libyens arabisés font pareil avec le mouvement néopunique amazigh en faisant commencé notre histoire à la prise de Jérusalem par le Pharaon libyen Chechnaq cité dans la bible. Tout a été modifié, le nom des peuples, leur histoire et leur généalogie pour qu’ainsi tout concorde à dire que tout vient de Phénicie et que nous sommes tous d’Adam.

 

Il faut aussi savoir que Ibn Khaldoun tant défendu par les néopuniques Amazigh (défenseur de l’islam) c’est qu’il est beaucoup cité par les Juifs et que l’un de ses livres est le livre de chevet du grand patron de facebook. Oui nous comprenons que cela n’est qu’un détail, mais pourtant ça en dit long sur cette historien du Moyen-Age, car si il est tant valorisé et aimé des Européens et des Juifs ce n’est pas juste pour ses grands travaux de sociologie, bien qu’on peut comprendre que le patron de facebook veuille en apprendre plus sur le fondateur de la sociologie, car lui-même fondateur du plus grand réseau-social mondial chargé d’étudier les sociétés à travers leur profil individuel, mais bien son adamisme. En effet Ibn Khaldoun séduit la pensé judéo-chrétienne qui veut faire des Maghrébins des Arabes et cela va dans ce sens, car dire que nous venons du Yémen ou de Palestine, renvoi à l’idée que nous ne sommes pas ce que nous prétendons, c’est dire des Libyens (Nord-Africains). Ce n’est donc pas étonnant si le mouvement néopunique amazigh marche autant sur facebook, ils ont un allié de taille, qui soutien notre destruction identitaire.

 

En sommes Ibn Khaldoun est un fabulateur qui a usé de la fraternité islamique pour aider et renforcer le pouvoir islamique en vigueur dans nos pays libyens et favoriser l’émergence d’un nouveau peuple au service des Arabes et surtout de l’islam, le peuple Amazigh.

 

 

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