Les Libyens cultivateurs de la France, ces Berbères oubliés

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Les Morisques sont des Maures (Maghrébins) anciens habitants de l’Ibérie islamisé, chassé par les Barbares converti au catholicisme. Beaucoup de Morisques ont été forcé à se convertir au catholicisme, certains ont été expulsé vers l’Hespérie (Maghreb), les Barbares ont fait un véritable génocide, les historiens n’osent pas en parler, pourtant il s’est bien agit d’un nettoyage ethnique, car même ceux qui ont été christianisé se sont fait expulser ou châtier.

Ces départs forcés ont des conséquences désastreuses pour l’Espagne en privant de bras et de cerveaux son agriculture, son élevage, ses corporations de maçons et son industrie textile.

 

Il est avéré que certains Morisques trouvèrent refuge en France, même si la majorité repartirent ensuite pour l’Hespérie (Maghreb) ; les autres restèrent et se fondirent peu à peu dans la population locale. Henri IV rendit le 22 février 1610 une ordonnance permettant de demeurer dans le Royaume à ceux qui « voulaient faire profession de la religion catholique pourvu qu’ils s’établissent au-delà de la Garonne et de la Dordogne ». Marie de Médicis ordonna qu’on les expulse, peu d’entre eux cependant sont restés dans le Béarn et notamment à Bayonne avec le consentement des magistrats municipaux. Des documents et des textes prouvent que de très peu de Morisques s’établirent en France. Ainsi par exemple, deux familles de potiers s’installent à Biarritz, les Dalbarade et Silhouette, dont les fours fonctionnaient encore en 1838.

D’autres Morisques étaient installés en Guyenne en 1611. Il leur est enjoint de quitter la ville ou de se convertir. En 1614, il n’est pratiquement plus question de mesures générales contre les Morisques de Bordeaux, le cardinal de Sourdis, absorbé par ses fonctions maritimes détournant son attention des Morisques et ceux qui avaient fini par se faire accepter à Bordeaux se mêlèrent peut-être à la colonie portugaise de la cité. En 1636, ils n’avaient à Bordeaux aucune situation prospère que les autorités locales craignirent de les voir partir si les Espagnols, qui venaient de s’emparer de Saint-Jean-de-Luz, assaillaient Bordeaux, ville non armée. Ceux qui avaient un métier étaient restés : maréchaux, potiers, négociants, etc. L’un d’entre eux, un métis du nom d’Alonzo Lopez, prit même quelque notoriété et mourut à Paris en 1649 après avoir réussi à travailler, sous les ordres directs de Richelieu, à la renaissance de la marine française, et être allé, dans ce but plusieurs fois en Hollande. Quelques années avant que Lopez ne disparut, on ne parlait déjà plus en France des Morisques, « ceux qui s’y étaient acclimatés s’étaient mêlés à la population et vivaient quand même dans la peur dans le Royaume. Leur départ avait appauvri l’Espagne et nous avions hérité beaucoup d’éléments de population active et laborieuse ».

Voltaire a évoqué l’établissement de ces familles morisques dans son Essai sur les mœurs.

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