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L’Atlantide: Une métaphore?

Les lecteurs de Platon ont longtemps relégué l’Atlantide au rang de métaphore. Selon eux, Platon aurait imaginé une île fictive pour mieux exposer sa conception de l’organisation de la cité. Cette hypothèse s’appuie sur le fait que l’Atlantide n’aurait jamais été mentionnée nulle part hormis Le Critias.

Dans son livre, Platon explique que le mythe de l’Atlantide lui aurait été transmis oralement par un prêtre de Saïs, une ville égyptienne. Il est donc impossible de vérifier les dires de Platon à moins de retrouver une trace écrite de ce mythe dans les textes égyptiens.

Néanmoins, Platon et les Égyptiens ne sont pas les seuls à reconnaître l’existence d’une île gigantesque avec une alternance d’anneaux de mers et de terres. Cette île existe également dans la cosmographie hindoue et bouddhiste sous le nom de Mt Meru. Mais pour appuyer nos affirmations comparons directement la description de l’Atlantide que nous donne Platon et celle du Mt Meru des Hindous et Bouddhistes

L’Atlantide

Voici ce que nous dit Platon: “Car en ce temps-là, on pouvait traverser cette mer (l’océan Atlantique). Elle avait une île, devant ce passage que vous appelez dites-vous, les colonnes d’Hercules. Cette île était plus grande que la Libye et l’Asie réunies. Et les voyageurs de ce temps-là pouvaient passer de cette île sur les autres îles et, de ces îles, ils pouvaient gagner tout le continent, sur le rivage opposé de cette mer qui méritait vraiment son nom. […] Le plus grand des anneaux [de cette île], celui où pénétrait la mer, était large de trois stades (1 stade attique = environ 185 mètre soit 1/8 de mille romain et 1/10 de mille marin moderne (1852 mètres)) et l’anneau de terre qui lui faisait suite était de même largeur. Des deux autres anneaux, celui d’eau était large de deux stades et celui de terre ferme était encore d’une largeur égale au précédent qui était d’eau. Enfin, l’anneau d’eau qui entourait l’île centrale avait un stade de largeur. Quant à l’île où se trouvaient les demeures royales, avait un diamètre de cinq stades.”

Le Mont Méru

Le Mont Méru est la montagne centrale de la cosmographie hindoue et bouddhiste, autour duquel notre cosmos est disposé en sept cercle d’océans séparés par sept cercles concentriques de montagne dorées. D’après les lamas (enseignant religieux du bouddhisme tibétain) le Mont Méru s’élèverait à 80 000 miles (128747.52 km) au dessus de l’océan enchanté central et s’enfonce sous les eaux à la même profondeur, l’océan central ayant lui-même 80 000 miles de profondeur et de largeur. Le cercle de montagne suivant a juste la moitié de ces dimensions et l’océan qui l’entoure n’a que 40 000 miles (64373.76 km) de profondeur et d’étendue. Les cercles consécutifs de paires alternées de montagnes et d’océans, vont en diminuant graduellement d’étendue, de profondeur et de hauteur, leurs dimensions étant de 20 000 miles (32186.88 km), 10 000 miles (16093.44 km), 5000 miles (8046.72 km), 2500 miles (4023.36 km), 1250 (2011.68 km) et 625 miles (1005.84 km).
(D’après le Bardo Thödol de Lama Dawa Samdup, Dr W.Y. Evans-Wentz et C.G Jung)

Les mesures employées par les lamas tibétains, par rapport à celles de Platon lui-même, semblent mieux illustrer le fait que l’Atlantide d’autrefois ait été plus grand que la Libye et l’Asie réunies. Mais si les mesures et le nombre d’anneaux (15 pour les tibétains contre 6 pour Platon) changent d’un texte à un autre, il s’agit bien d’une seule et même île, l’Atlantide.


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