La destruction du savoir ancien

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De nombreuses événements historiques marque la fin de la Civilisation ou du moins une étape vers sa déchéance, ainsi quand s’arrêta le rayonnement d’Athènes ou de l’Empire Romain ce n’est que le début de la fatalité qui s’annonçait il y a bien longtemps, lorsque les philosophes hellènes dénonçait déjà l’anarchie ou quand l’élève offensait son maître et que le fils se rebella contre son père. Les changements humains, sociaux, économiques vinrent s’ajouté à la calamité, mais nous savons que ce qui a fait péricliter la Civilisation c’est la disparition du savoir, un savoir ancien préservé dans des feuillets dont très peu échappèrent à la barbarie. Les livres bien que préservé et en sécurité devinrent la proie des religions abrahamiques (judaïsme, christianisme, islam) qui y virent une concurrence farouche et une vérité dérangeante qui menacerait un jour ou l’autre leur mensonge absolu sur le Divin.

Comme grand cataclysme nous pouvons noter la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie.

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La fausse théorie :

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À la fin de la guerre civile entre César et Pompée, après la bataille de Pharsale en -48, César, vainqueur, pourchassa son rival jusqu’à Alexandrie où il le trouva assassiné sur ordre du jeune Ptolémée XIII. Une guerre s’engagea peu après entre Ptolémée et César, ce dernier soutenant le parti de Cléopâtre VII en conflit avec son frère Ptolémée. Le général romain sortit vainqueur de l’affrontement, et détrôna le jeune souverain au profit de Cléopâtre et du plus jeune de ses frères. En -47, les troupes de Jules César incendient la flotte d’Alexandrie ; le feu se serait propagé aux entrepôts et, selon la tradition rapportée par Plutarque, Suétone et Aulu-Gelle, aurait détruit une partie de la bibliothèque. Luciano Canfora, par sa critique des sources, réfute cette tradition, rappelant que Cicéron, Strabon ou Lucain ne la mentionnent pas dans leurs écrits et se fondant sur Dion Cassius qui mentionne bien un incendie, mais celui uniquement de « dépôts de blé et de livres », soit 40 000 rouleaux de papyrus — des copies destinées à l’exportation et entreposées au port. L’incendie qui s’est produit était sur le front de mer et loin de la bibliothèque. Les preuves documentaires montrent qu’elle était encore florissante plusieurs décennies après l’expédition de César en Égypte. En revanche le sérapéum a été soumis à l’autodafé, conduit par l’évêque Théodose en 391, de manière à assoir la religion chrétienne, grâce à un décret de Théodose Ier concernant les temples païens. Cet incendie et les différents affrontements (antérieurs ou postérieurs) auraient ainsi mené à la perte d’environ 40 000 à 70 000 rouleaux dans un entrepôt à côté du port (et non pas dans la bibliothèque elle-même).

Une bibliothèque de 200 000 rouleaux fondée à Pergame par les Attalides fut mise à contribution pour les remplacer, ainsi que la bibliothèque du gymnase de Ptolémée, à Athènes. En outre, César construisit justement une nouvelle bibliothèque, le Césaréum, ce qui rend donc fort peu plausible l’hypothèse de la destruction de la totalité de la collection.

La véritable histoire :

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Les tensions croissantes entre le pouvoir impérial romain jupitérien et l’influence religieuse et politique grandissante des chrétiens ont suscité des affrontements qui se sont traduits, par exemple, par l’Édit de Théodose en 391 ordonnant, entre autres, la destruction des temples païens. L’hypothèse avancée par certains auteurs est que la bibliothèque d’Alexandrie aurait finalement disparu au cours de ces différents affrontements, tel le Sérapéum détruit à l’initiative de l’évêque Théophile d’Alexandrie. 

C’est la thèse exposée par le poète Gérard de Nerval dans la première lettre d’Angélique, in Les Filles du feu (1854) :

« La bibliothèque d’Alexandrie et le Sérapéon, ou maison de secours, qui en faisait partie, avaient été brûlés et détruits au IVe siècle par les chrétiens, – qui, en outre, massacrèrent dans les rues la célèbre Hypathie, philosophe pythagoricienne. »

Le psychologue Gustave Le Bon soutient cette hypothèse :

« Sous la domination romaine, Alexandrie reprit un nouvel essor, et devint bientôt la seconde ville de l’Empire romain ; mais cette prospérité devait être éphémère encore. Elle se laissa envahir par la manie des querelles religieuses, et, à partir du troisième siècle, les émeutes, les révoltes s’y succédèrent constamment, malgré les sanglantes répressions des empereurs. Quand le christianisme devint la religion officielle, l’empereur Théodose fit détruire, comme nous l’avons dit, tous les temples, statues et livres païens. »

— La Civilisation des Arabes, Livre III, 1884, rééd. de 1980, p. 468.

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Toutefois, on ne sait pas combien de livres se trouvaient dans le Sérapéon, ni même s’il y en avait, au moment de sa construction et les érudits de l’époque ne mentionnent pas explicitement la bibliothèque.

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En 1203, ʿAbd al-Latîf al-Baghdâdî, historien arabe, puis Ibn al Qiftî imputent la destruction de la bibliothèque au calife ‘Umar Ibn al-Khattâb qui aurait donné en 642 l’ordre de détruire la bibliothèque à son général ‘Amr Ibn al-‘As.

Les positions quant à ce récit restent tranchées, selon la valeur accordée à ce témoignage.

Les recherches, nombreuses sur le sujet, soulignent le manque de documents ou témoignages probants relatant ce récit. Il n’est mentionné par aucun historien, qu’il soit musulman ou chrétien, entre le VIIe et le xiiie siècle. Al-Baghdâdî et Ibn Al-Qiftî auraient forgé ce récit pour des raisons politiques. Selon une autre hypothèse, avancée par Mostafa El-Abbadi, l’histoire serait un faux fabriqué par les Croisés visant à discréditer les Arabes et à les dépeindre comme des ennemis de la culture.

Le récit est repris presque tel quel par l’historien Ibn Khaldûn dans sa Muqaddima (xiiie siècle). Il en change cependant le cadre, il ne s’agit plus d’Alexandrie, mais de Ctésiphon en Irak actuel, et ce n’est plus ‘Amr Ibn al-‘As, mais Sa’d Ibn Abî Waqqâs qui dirige l’armée. En voici l’extrait :

« Cependant, quand les musulmans eurent conquis la Perse et mis la main sur une quantité innombrable de livres et d’écrits scientifiques, Sa’d Ibn Abî Waqqâs écrivit à ‘Umar Ibn al-Khattâb pour lui demander des ordres au sujet de ces ouvrages et de leur transfert aux musulmans ? ‘Umar lui répondit : « Jette-les à l’eau. Si leur contenu indique la bonne voie, Dieu nous a donné une direction meilleure. S’il indique la voie de l’égarement, Dieu nous en a préservés. » Ces livres furent donc jetés à l’eau ou au feu, et c’est ainsi que les sciences des Perses furent perdues et ne purent parvenir jusqu’à nous. »

— Ibn Khaldûn, Le Livre des Exemples, T. I, Muqaddima VI, texte traduit et annoté par Abdesselam Cheddadi, Gallimard, novembre 2002, p. 944.

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L’historienne Mireille Hadas-Lebel dans son ouvrage en 2003 sur Philon d’Alexandrie écrit que la bibliothèque après sa destruction en 390 fut reconstituée au Vie siècle puis incendiée lors de la conquête arabe en 641. Selon Martine Poulain dans sa recension de l’ouvrage de El-Abbadie :

« Malgré les limites des sources, les historiens estiment en effet généralement qu’Alexandrie fut détruite lors des invasions arabes du Viie siècle sur ordre du calife Omar. »

Symboles des religions : Christianisme et Islam
Symboles des religions : Christianisme et Islam

Beaucoup d’historiens rejettent la piste des armées islamiques de ‘Umar et privilégie celle du patriarche Théophile d’Alexandrie, cependant que la bibliothèque soit détruite par le Christianisme ou par l’Islam, elle en demeure une cible toute choisie par les adorateurs de EL (ALLAH) qui espèrent effacer tout preuve ancienne d’une histoire ou une théologie différente de celle qu’il cherche à imposé. Cette histoire biblique ne sera remise en cause qu’à la renaissance d’Europe avec la découverte du nouveau monde et pourtant le mensonge abrahamique durera encore des siècles jusqu’à nos jours où plus aucun écrit ancien ne vient déranger l’hégémonie religieuse des monothéistes abrahamiques. Heureusement nous avons un héritage hellène, romain et égyptien via les écrits cachés, dissimulé à la fourberie de ces gens et qui aujourd’hui nous permette de reconstruire pas à pas la Civilisation, la vérité sur l’Histoire et la Théologie. Cependant les dégâts causés par les Phéniciens (Moyen-Orientaux) sont irréparable, nous ne pouvons que reconstruire et espérer renouer avec la tradition, car la culture de nos ancêtres reste un trésor oublié de l’antiquité, qu’aujourd’hui peu comprennent l’importance capital. Néanmoins d’autre savent que le savoir n’est pas qu’écriture, parmi eux il y a les Libyens, un ensemble de peuple de la mémoire qui préserve les traditions orales qui sont la partie la plus importante qu’aucune bibliothèque brûlé ne pourra emporter.

 

Les conséquences de la destruction du savoir ancien est biensur qu’aujourd’hui s’installe très largement le mensonge biblique des Phéniciens (Hébreux, Cananéens, Arabes), plongeant le monde dans les ténèbres du moyen-age et ce n’est qu’à la renaissance européenne que la raison prit le pas sur la folie abrahamique. Malheureusement comme un malheur ne vient jamais tout seul, la barbarie des peuples d’Europe du Nord a prit en otage la Civilisation, réduisant les Hellènes et les Romains au rôle de spectateur, de pays dépassé, de pays touristique, tel un musée à ciel ouvert, ainsi aujourd’hui nous vivons dans un appareil sociétal nommé “monde moderne” qu’ils feraient mieux de nommer “barbarie sophistiquée”, voilà vers quoi la destruction du savoir antique nous a propulsé à travers les siècles et si les Maures (Libyens de l’Extrême Occident) n’avaient pas restauré le savoir des Hellènes et des anciens, tout serait perdu, ainsi la lumière d’Andalos (Andalousie) a brillé et mené vers la renaissance européenne, ce savoir a été préservé et pour la première fois la barbarie a reculé.

 

Pour conclure, que nous doutions de la destruction de la formidable bibliothèque d’Alexandrie ou pas, il suffit d’analyser l’islam et le christianisme de notre époque pour comprendre si ses pratiquants et théologiens appels à la tolérance et à la recherche du savoir ancien. Premièrement se sont des religions qui se sont bâtit sur le mensonge et le meurtre de leur adversaires religieux, aujourd’hui encore sauf pour les chrétiens qui se sont réformé, le savoir ancien est diabolisé, le savoir moderne montré comme sorcellerie et aucune tolérance n’existe en ce qui concerne les avis divergents, ce qui démontre bien que quelque soit l’époque, les adorateurs de EL aurait brûlé des centaines de fois la bibliothèque d’Alexandrie si cela leur avait été possible. Les Juifs n’échappe pas à cette nature destructrice venue du désert pour ensevelir la Civilisation, néanmoins les israELites n’ont jamais eu d’armée dans l’antiquité leur permettant de faire la preuve de leur barbarie comme à Jéricho, leur maigre apport à la destruction du savoir fut surtout dans les rangs phéniciens puis islamique. Pour ce qui est de notre avenir et de la préservation de notre savoir oral, nous laissons la liberté aux lecteurs de se faire leur avis tenant désormais les outils de réflexion qui permettent la compréhension du péril qui nous tien par la racine.

Si nous Libyens sommes les derniers gardiens du savoir ancien, alors nous allons sauver la Civilisation.

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