Berbère ou Barbare ?



L’une des premières approximation historique se trouve dans les termes, que l’on parle de nos ancêtres antiques ou plus ancien, on trouve comme terme de désignation “Libyen”, ce n’est que très tardivement que viendra le nom Berbère pour désigner tous les peuples d’Afrique du Nord.
Néanmoins on nous affirme d’un ton religieux que ce mot “berbère” ne veut dire rien d’autre que “barbare”, approximation linguistique ou détournement de sens, nous allons tenté de démystifié l’affaire.

Pourtant les Berbères (Libyens) sont bien des sédentaires confirmés.


Agadir, grenier et banque traditionnel berbère.

 

Le mot Barbare possède en français plusieurs significations :

 

  • un membre des peuples migrateurs qui, sporadiquement depuis le iiie siècle av. J.-C. (expansion celtique) jusqu’au xiiie siècle (invasions tatares), mais avec un pic du ive siècle au viie siècle (période dite des « Invasions barbares »), ont cherché, venant de l’Europe du Nord ou d’Asie, les ressources et les terres dont ils ne disposaient plus dans leurs régions d’origine, soit pour des raisons climatiques et environnementales, soit en raison de leur croissance démographique, soit pour en avoir été évincés par d’autres peuples ;
  • une époque, région, population, tradition, pratique, idée ou idéologie dont les coutumes, concepts ou préceptes légitiment ou semblent justifier, aux yeux de la personne qui en parle, des violences, la coercition, le pillage, l’aliénation, des injustices ou des crimes de masse ;
  • une personne réputée brutale, inculte, intolérante, violente, destructrice, et le comportement, le langage, les moeurs de cette personne (lorsque les destructions sont physiques, on parle aussi de « vandalisme » par référence au peuple des Vandales).
  1. Les Berbère ne sont ni un peuple de migrateur, que ce soit pour des raisons climatiques ou autre sauf si on parle du cas exceptionnel des Touaregs. Les Berbères à l’instar de leur frères Egyptiens ont émigré du Sahara Vert pour fuir la sécheresse il y a 10 000 ans, date à laquelle le Sahara est devenu sec et aride. Mais depuis ce temps il n’y a eu aucune émigration. Hérodote parle des Berbères ainsi : “la Libye orientale (où) habitent les nomades (qui) est basse et sablonneuse jusqu’au fleuve Triton, et celle à l’occident de ce fleuve, habitée par les cultivateurs (qui) est très montagneuse, très boisée… “. La région occident dont il nous parle est l’actuel Maghreb, cette région caractérisé par le massif Atlas entouré de terre agricole, cause la sédentarisation des peuples qui y vive, y trouvant subsistance et bétail, donc aucune raison de nomadiser, en ce sens si le terme “berbère” signifie nomade, alors nous ne sommes pas berbère car il est prouvé de l’existence de ville édifié au Maghreb avant l’arrivé des Phénicien ou des Grec. Mais il est plus juste de comprendre que le mot “berbère” n’a rien à voir avec le mot “barabe” qui porte un sens péjoratif, désignant un peuple non sédentaire.
  2. L’une des caractéristiques spécifique des Berbères que semble ignoré beaucoup d’historien ces le grenier berbère, il est à la fois banque et grenier, permettant ainsi aux populations de vivre de façon sédentaire sans craindre les pillages, on nomme cette invention “agadir”. Ceci explique comment les Berbères se sont sédentarisés et protège leur bien et ne saurait être des pillards ou de vulgaire barbare.
  3. Si on prend le cas des Berbères dans son ensemble, ils ont toujours été un peuple de bâtisseur et non de destructeur, pour la simple raison qu’ils vivent en Afrique du Nord depuis la nuit des temps et ont cultivé l’amour de leur terre, de ce fait ils ont édifié des villages, des villes et on étendue leur savoir d’agriculteur partout en méditerranée. La Déesse Athéna qui est né au Lac Triton est une berbère, elle a apporté la branche d’olivier aux Grecs, voici le genre de don qu’apporte les Berbères partout où ils ont voyagé, ils ont tissé des liens avec d’autres peuples et étendu leur zone de peuplement édifiant des civilisations. Le Berbères sédentaires de l’Atlas est très réputé pour sa richesse artistique, terre de poète et de cultivateur, rappelant l’origine de ces terres qu’on nommait Héspéris, le célèbre jardin des filles d’Atlas où Hercule effectua l’un de ses douze travaux.
 
 
 
À l’origine, le terme barbare, emprunté en français en 1308 au latin barbarus, lui-même issu du grec ancien βάρϐαρος : bárbaros (« étranger »), était utilisé par les anciens Grecs pour désigner les peuples n’appartenant pas à leur civilisation (définie par la langue et la religion hellénique), et dont ils ne parvenaient pas à comprendre la langue. Bárbaros signifiait alors « non grec » : toute personne dont le langage ressemblait, pour les Grecs, à un charabia « bar-bar ». Le terme « barbare » a ensuite été utilisé par les Romains pour nommer les peuples qui se trouvent à l’extérieur du limes, dans le « Barbaricum », la « terre des Barbares », c’est-à-dire hors de leur autorité : l’« Imperium ». Pour les Grecs comme pour les Romains, tout « barbare » peut, en adoptant leur langue, leurs dieux et leurs moeurs, devenir Grec ou Romain, et ce fut le cas non seulement de nombreux individus (dont certains parvinrent jusqu’à la fonction impériale), mais aussi de peuples entiers, acceptés dans l’Empire comme « foederati ». Toutefois, ces termes pouvaient aussi traduire la crainte ou le mépris qu’inspire l’étranger, l’envahisseur qui ne se présente pas en allié, en « foederatus » potentiel, mais en conquérant voulant imposer ses mœurs et son pouvoir dans l’« Imperium ». Pour Thucydide, « barbare » possède aussi un sens technique : celui des valeurs locales opposées aux valeurs supposées universelles du civilisé, par exemple celui qui veut imposer l’intérêt d’un clan au détriment de l’intérêt commun, du « bien public ».
 
Barbarus, Barbare ou Barbaros ne sont en aucun cas Berbère, au niveau étymologique on note déjà une grande différence.
 
Athéna la déesse d’origine berbère, elle était adoré par ses derniers.
Si barbare signifie non-hellénique alors les Berbères ne sont pas barbares car il est avéré que ces derniers pratiquaient le culte d’Athéna, de Poséidon et autres Dieux connue par les Grecs.
A l’époque d’Hérodote, le culte d’Athéna était particulièrement fort dans l’actuelle Libye moderne. Un rite de combat avec des pierres dédié à la déesse était pratiquée par les jeunes filles (fête interdite par les autorités libyennes en 1954).
 
Hérodote (Ve siècle avant J.-C.) écrit à propos de Poséidon, le Dieu de la Mer :
 
“Ce sont les Libyens qui ont fait connaître ce Dieu aux Grecs. Primitivement, les Libyens ont seuls possédé le nom de Poséidon et ils ont toujours adoré ce Dieu”.
 
Donc si la religion hellénique prend racine dans la religion berbère, comment peut-on considéré ces derniers comme étrangers ou barbares? 
 
Les réalités historiques est qu’en faite les Grecs et les Berbères sont des voisins qui partage beaucoup de point commun culturel et cultuel, de ce faire il est improbable que ces derniers soit considéré comme de vulgaire barbare.
 
 
 
L’autre idée du terme barbare d’après les romains qui l’utilise pour nommer les peuples en dehors de leur autorité ou voulant imposé leur culture à Rome ne correspond pas aux Berbères. Il faut savoir que l’Afrique du nord a longtemps été occupé par les romains, la ville de Lixus au Maroc, Volubilis, Césaré ou Leptis Magna en Libye démontre bien que ce ne sont pas des peuples barbare échappant à l’autorité romaine, mais des peuples alliés voir vassaux qui tant tôt sont les féodaux de Rome ou font partie de leur empire, comme le cas de Septime Sévère le libyen qui deviens empereur de Rome, aucun autre peuple dit barbare n’a eu une aussi grande proximité avec l’empire, ce qui exclut l’idée de territoire barbare ennemie. Des révoltes ont existé entre Rome et les peuples Berbères mais non pas dans un soucie de rejet mais de souveraineté.
 
La seul chose où le berbère peut paraître barbare dans l’esprit romain, c’est son tribalisme, l’esprit de clan, le refus de l’universalisme, mais même sur ce point il semble y avoir des divergences, selon qu’on parle de berbère romanisé ou non.
 
Claude Yvon, dans l’article « Barbare (philosophie) » de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, fait remarquer que « c’est le nom que les Grecs donnaient par mépris à toutes les nations qui ne parlaient pas leur langue, ou du moins qui ne la parlaient pas aussi bien qu’eux, pour marquer l’extrême opposition qui se trouvait entre eux et les autres nations qui ne s’étaient point dépouillées de la rudesse des premiers siècles ». Il s’agissait donc au départ d’un simple critère linguistique permettant de distinguer les individus dont le langage leur apparaissait comme un babil inintelligible (« ba ba ba »), une sorte d’onomatopée, comparable au bla-bla en français, évoquant le bredouillement.
 
Ruine en Libye
Était donc barbare celui qui au lieu de parler grec — de posséder le logos — faisait du bruit avec sa bouche. Le terme ne désignait donc pas des peuples moins « civilisés », puisqu’il était utilisé pour les Perses et les Égyptiens par exemple. En revanche, les peuples celtiques, germaniques, scythes, slaves ou encore asiatiques étaient considérés comme des barbares peu, voire pas du tout, civilisés.
 
Les Grecs ayant longtemps fréquenté les Libyens et les Egyptiens ne les considéraient pas comme des barbares, ils étaient parfaitement conscient de leur degré de civilisation et du lien mythique entre eux qui forme ensemble l’unité civilisationnelle de la Méditerranée.
 
 
 
Par extension, cette différence linguistique donnera une vision négative, méprisante, de l’autre, de l’étranger, qui se retrouvera dans la définition transmise par les Grecs au monde romain. Après la conquête de la Grèce, les Romains adoptèrent le terme grec et l’utilisèrent pour désigner les peuples qui entouraient leur propre monde. Était donc qualifié de barbare à Rome celui qui n’appartenait pas à la sphère culturelle gréco-romaine, quel que fût son niveau de civilisation. Ainsi, les Romains considéraient, par exemple, les Huns comme des « animaux à deux pieds ». Pourtant nous savons le lien qui existe entre Romains et Berbères, la vassalité des Rois berbères envers Rome et leurs soutiens dans certaines campagnes romaines, pour ne citer par l’exemple que Bacchus, cependant les Berbères qui vivaient dans les montagnes étaient rebelle à l’empire et refusaient la romanisation, ces derniers sont surement désigné comme des barbares, mais cela n’explique pas le lien fait entre “berbère” et “barbare” pour désigné l’ensemble des peuples d’Afrique du Nord aussi bien romanisé que rebelle.
 
Ambassadeur Maure.
Au moyen-age dans l’empire bâti par Charlemagne, un autre terme de sens semblable à « barbare » apparut avec le « Sarrasin ».
On emploie à cette époque une variante du terme pour désigner les pirates méditerranéens issus de pays à majorité musulmane : les « Barbaresques ».
 
« Les Sarrasins ainsi nommés soit parce qu’ils se prétendent descendants de Sara, soit, au dire des païens, parce qu’ils sont d’origine syrienne. Ils habitent un très vaste désert. On les appelle Ismaélites parce qu’ils sont issus d’Ismaël. Ou encore Cedar du nom d’un fils d’Ismaël. Ou encore Agaréniens d’après Agar. On les appelle à tort Sarrasins parce qu’ils se vantent de descendre de Sara. »
— Isidore de Séville, Étymologies, IX,2,57
 
La confusion qui règne en Europe avec l’invasion Maure de l’Europe font confondre l’arabe du berbère, donnant à ces derniers le nom de fils de Sarah la femme d’Abraham en référence au monde judéo-islamique.
 
On retrouve le terme Saraceni chez les auteurs classiques latins des trois premiers siècles après J.-C. où il désignait une tribu arabe de la péninsule du Sinaï ou du Yémen. Il a été utilisé au Moyen Âge par les Occidentaux pour désigner toutes les tribus arabo-berbères. De nos jours, le mot désigne une minorité ethnique qui existe dans quelques pays arabes et en Turquie : en Jordanie, la garde Sirkasienne est la garde rapprochée du roi. Le Sharkiss viendrait du Caucase, il est reconnu de par sa différence physique de type Européen.
 
Les « Berbères » sont appelés plus spécifiquement « Maures » (terme d’origine phénicienne que les Romains employaient : l’Afrique du Nord sous domination romaine était appelée Maurétanie, « pays des Maures ». Sous la domination musulmane, les Arabes ont appelé les habitants de l’Afrique du Nord du terme grec Barbars, qui est devenu Berbère).
 
Ceci contredit l’idée que les Romains ou les Grecs aurait nommé les Berbères du titre péjoratif de “barbare”, ce sont les Arabes qui devenant un empire qui se substitue à l’empire romain adopte ses codes et nomme barbare les populations d’Afrique du Nord car rebelle à leur autorité. Les Berbères ne sont donc pas des “barbares” dans le sens classique du terme mais des alliés des Romains et des amis des Grecs, sauf pour l’arabe qui voit en leur présence une résistance farouche et un rejet.
Les Arabes donnent le nom de “berbère” en référence à “barbare” chez les Romains, ceci est probable sachant qu’en arabe la lettre “a” est prononcé “é”,ce qui explique le changement de prononciation passant de barbare à berbère.
 
Mais il existe d’autre théories :
 
Notre recherche dans les différents dialectes berbères a abouti à la découverte de certaines expressions auxquels on peut rattacher le terme « berbère » : 
 
Iber-iber : nomade en touareg
Sberber : se couvrir en parlant du ciel en kabyle, ou protéger quelqu’un en la couvrant de son corps.
Sbur : se couvrir la tête en kabyle
Iberbaren: village situé à Mcheddala, Bouira, où les habitants portent le même nom. 
Tizi-n-Berber : autre village kabyle
Bberber : imbu, très mouillé en kabyle
 
Il est donc possible que les Arabes ne soient pas l’inventeur de ce mot mais qu’il soit déjà présent dans le lexique culturel autochtone et étant imposé à tous le reste des populations de la région.
 
Royaume Vandale de Bejaïa.
 
Une autre théorie jamais évoqué existe, pour les Romains les invasions celtiques sont vu comme une agression de peuple barbare, parmi ces derniers il existe un peuple “les vandales” qui on conquit l’Afrique du Nord pendant des siècles édifiant un royaume et s’alliant avec les populations locales au nord de l’Algérie jusqu’à Carthage, royaume ayant pour capital l’actuel Bejaïa. Fermement établit l’envahisseur vandale se mêle à la population local et édifie une nouvelle nation, ce qui peut faire passer les Berbères de leur statut d’ami de la civilisation grecoromaine à un statut de barbare.
 
Figue de Barbarie.
Le terme « Barbarie » désigne une région étrangère et inconnue, évoquée dans le nom de l’espèce canard de Barbarie. Celui-ci est originaire d’Amérique du Sud, et était donc inconnu en Europe avant la découverte de l’Amérique. On trouve dans les cartes de la renaissance le nom de “Barbarie” pour désigner le Maghreb, étrangement il n’est pas donné pour nommé les Libyens ce qui soutien l’idée précédente de la nation vandale qui barabarise le Maghreb. Bien que ce terme désigne un pays inconnue, il est étrange qu’il soit donné au Maghreb alors que les Romains et les Grecs connaissaient la région depuis l’antiquité, on le retrouve pour désigner l’Amérique. On dit “figue de barbarie” un fruit originaire du Mexique qu’on retrouve en Afrique du Nord en Sicile.
 
 
 
Les Berbères n’ont pas toujours été nommé par ce nom, les Grecs les nommaient “Libyens” et les Romain “Maures” et “Africains”, le terme de berbère est né tardivement dans l’histoire, ce qui le rend sujet à polémique sans pour autant statuer sur sa nature. Il existe une autre théorie que nous n’avons pas évoqué, c’est l’idée que le mot “Berbère” ne concerne que les Touaregs, désignant ainsi leur nature barbare car nomade n’édifiant aucune ville et vivant rebelle loin du monde civilisé dans leur vaste steppe qu’est le Sahara, d’autant plus que nomade ce dit chez eux “iberiber” ce qui a peutêtre été traduit par les romains comme “berbere”.
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Cependant il existe une autre théorie plus fiable, mais avant d’en parler nous devons rappeler que le terme de “Barbarie” pour désigner la Libye (Afrique du Nord) est un nom donné par les Européens dans l’ère de la renaissance européenne pour diaboliser ceux qu’ils nommèrent “barbaresques”, cherchant à donner une connotation négative à ces peuples vivant de piraterie et de traite humaine (voir l’esclave des peuples d’Europe du Nord en méditerranée).
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À l’heure où commençait à se développer la traite atlantique, la Méditerranée connut l’apogée d’une autre sorte d’esclavage : celle des chrétiens asservit en Afrique du Nord et au Levant. La littérature a gardé le souvenir de ces “pirates barbaresques” qui, aux xvie et xviie siècles, faisaient trembler les marins et les habitants du littoral jusqu’en Angleterre : leurs attaques se soldaient par l’enlèvement d’hommes, de femmes et d’enfants qui, une fois captifs, étaient vendus sur les places d’Alger, de Tunis, de Fez et d’autres villes. Il s’agit d’une facette méconnue de l’esclavage post-moderne, sur laquelle aucune synthèse véritable n’existe. Quelle est l’ampleur du phénomène ? On estime à plus d’un million le nombre d’Européens asservis en Afrique du Nord entre 1530 et 1780. Vers 1675, les esclaves chrétiens formaient le quart de la population d’Alger. Quel était leur sort ? Une minorité était rachetée par leur famille ou par l’Eglise, une autre partie vendue comme domestique, et la majorité allait aux galères et au « bagne ». Selon certains récits de rescapés, le sort de ces derniers était terrible : soumis à des travaux extrêmement durs (carrières de sel, construction, coupe du bois), ils survivaient sous la menace de châtiments corporels qui pouvaient être fatals.
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Néanmoins il existe des zones d’ombres dans la traite caucasienne, les spécialistes de la question ne parlent ni de ceux d’entre eux qui ont réussi et sont devenu des hommes de pouvoir, ni de ceux qui se sont convertie à l’islam et sont devenu des pirates à leur tour. Il faut rappeler que en Europe à cette époque le pirate “barbaresque” était une sorte de diable qu’on utilisait pour faire peur aux enfants, beaucoup voyaient cela comme une punition divine, ainsi on disait que plus la foi des gens étaient faible (christianisme), plus ils avaient de chance d’être capturé par les “barbaresques”. Il est important donc de rappeler qu’en cette époque la piraterie maure était une bénédiction politique, car en Europe les couronnes avaient besoin d’une légitimité, d’un ennemi fédérateur et d’un diable à haïr pour le peuple, ce fut donc nous “Libyens” qu’on nomma donc “Barbares” ou “Barbaresques” pour servir d’ennemis de la civilisation, de boucs émissaires et sans oublier que les esclaves étaient racheté par l’Église et reconduit en Europe. Ceci permettait de redorer le blason des institutions religieuses et politiques européennes de l’époque, une aubaine pour ceux qui voulaient s’imposer en bon chrétien défenseur de la veuve et l’orphelin. Depuis cette époque le nom “barbaresque” est resté collé aux Libyens et il ne fallut pas longtemps pour que l’assimilation entre “barbares” et “Berbères” se fasse, surtout dans un contexte colonial où le Bey d’Alger devient une colonie française et vise à détruire tout fierté civilisationnelle des peuples autochtones.
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L’argument le plus édifiant quand on parle du terme “berbère”, c’est son utilisation, en effet il est connu pour désigner les peuples de Libye par les Romains, hors ces derniers ne l’utilise pas pour désigner les peuples nordiques qu’ils nommèrent “barbares”, ainsi si le mot “berbère” est le même que “barbare”, on peut ce demander pourquoi les Latins ne nommèrent pas les peuples scandinaves par “Berbères”. En réalité il est impossible que les Romains puissent traiter les Libyens (Berbères) de “barbares” car se sont des érudits de l’histoire hellène (grecque), ils savent parfaitement que les Maures, les Numides, les Libyens en général sont d’ascendance hellénistique, qu’ils sont lié à notre peuple par la mythologie, la race (la génétique) et la culture, ainsi il n’est pas étonnant de lire certains empereurs romains dire “tous ce que nous savons, nous le tenons des Atlantes (Libyens de l’Atlas)”. De plus si nous voulons resté septique sur la question, il faut rappeler que la Libye (Afrique du Nord) faisait partie de l’Empire romain, lui donnant d’innombrables personnages illustres. Ce qui renvoi à penser qu’en vérité l’amalgame entre “berbère” et “barbare” est invention arabe et nordique. L’arabe voit son royaume andalou envahit par des ordres berbères venu du Sahara Occidental, l’anglosaxon voit le sien brusquement attaqué par des Maures qui emporte sa population dans ses navires pirates, donc il n’est pas étonnant que ces derniers fasse l’amalgame entre “berbère” et “barbare” pour des raisons politiques ou satiriques. Cependant en ce qui concerne les Romains, il est impossible qu’ils puissent nommer les Libyens par “Berbères”, car historiquement ils nous connaissent sous notre vrai nom (Libyens, Maures, Numides), ils n’ont aucun intérêt à nous changer de nom, sauf si ils tombent sur une tribu spécifique comme en Tritonie (Tunisie) où les adorateurs de la Déesse Ifrica prirent le nom de Africains (Aït Ifran), cependant si la rencontre avec les Touaregs (nomade) qui se désignaient par “ber-ber” (entièrement recouvert) il est possible que les Romains reprirent ce nom pour l’appliquer à tout les Libyens, cela dit il faudrait étudier les ouvrages de l’époque, car cette berberisation de tout la terminologie libyenne est surtout le fait d’historien tardif, cherchant plus à asseoir le colonialisme nordique qu’à valoriser ces populations. La preuve en ait que jamais les Romains nous ont diabolisé en “Barbares”, car pendant l’occupation italienne de la Tripolitaine, le pays fut renommé “Libye” et sa population “les Libyens”, ceci prise tout le mythe des Romains nommant nos ancêtres “barbares”. 
 
Conclusion :
 
Plusieurs théories sont là pour affirmer l’origine du mot “berbère”, on en retiendra trois.
  1. Berbère vient de Iberiber en langage touareg pour désignér le nomade.
  2. Les Romains nomment les Berbères “barbare” avec la naissance du royaume vandale à Bejaïa et ne les considèrent plus comme faisant partie du monde de la civilisation.
  3. Les Arabes arrivent en Afrique et nomment les populations rebelles “barbare”.
  4. Berbère vient du tamacheq “Isberber”, “entièrement recouvert” en référence aux Touaregs qui se couvraient entièrement.
 

Sources :
 

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