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Nov 18 2012

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Les Dieux libyens de l’Antiquité



Dès l’antiquité, les berbères avaient des croyances et idolâtraient des Dieux qu’ils identifiaient le plus souvent aux bouleversements climatiques ou aux reliefs. Nous retracerons les deux principaux dieux, « Antée » et « Atlas ». Bien sur il en existe bien d’autre, dont nous parlerons dans de futures publications.


1)- Antée :

Antée contre Hercule.


Connu également des grecs mais ayant son origine en Berbèrie, Antée était pour les habitants de cette région du nord de l’Afrique, le dieu de la mer et de la terre. fils de Poséidon, il était géant et s’attaquait à tout ceux qui venaient de loin, donc, étrangers aux lieux. selon la légende berbère, il était invincible. dès qu’il posait ses pieds sur le sol il devenait plus puissant encore. toutefois il sera tué par un héros, Hercule. Aidé par les dieux, ce dernier parviendra à le maintenir au dessus du sol et l’étouffa avec ses bras.


L’origine d’Antée donc, n’est ni héllène ni égyptienne. les artistes grecs de l’antiquité le présentaient sous les traits d’un libyen, (les ancêtres des berbères). Il portait une longue chevelure et avait une barbe en pointe et glabelle. ces caractéristiques physiques étaient très répandues chez les populations berbères. Les dents de la mâchoire étaient plus visibles que celles de la partie inférieure qui étaient souvent cachées par la lèvre et qui étaient également en retrait. C’est sous ces profils qu’étaient présentés les souverains berbère tels que Massinissa, Jugurtha et les autres. Il est très utile de relever aussi qu’Antée possédait des pommettes saillantes et un menton très court.


Quant à la racine du nom de ce dieu, elle est également berbère. »NT » a fourni dans plusieurs dialectes berbères des verbes et des termes et ce en rapport avec l’idée d’établissement. En targui (langue des touaregs, des berbères qui vivent au Sahara et au Sahel), »ENT » signifie « être commencé »par extension avoir son origine (lieu, famille, région). « ENT » veut dire tout simplement « être fixé » au sol.

Chez les kabyles , nous retrouvons « ENTOU » ou « être enfoncé ». aussi, ne savons nous pas qu’Antée était solidement fixé au sol, un sol d’où il puisait toute sa puissance surhumaine. Après avoir erré longtemps, Antée s’arrêta à « Tingi » (Tanger-Maroc du nord). c’est dans un temple qui appartenait à son père (Poséidon comme nous le disions plus haut) qu’il déposait les cranes de ses ennemis. Sa femme s’appelait « Tingi ». après la mort d’Antée, Hercule s’accoupla avec « Tingi ». De cette union naquit un enfant qu’elle prénomma « Sophax ». Afin d’honorer sa mère, il donna son nom à l’actuelle Tanger.


Sophax rappel étrangement un berbère, « Syphax ». l’histoire d’Antée aurait donc été mêlée à des légendes. les recoupements ainsi recueillis nous incitent à croire à son existence réelle. La tradition Chleuh, des berbères marocains occupant les Atlas, nous renseigne quant à elle sur des faits que l’on ne peut occulter. A Tanger, un énorme bouclier en peau d’éléphant et appartenant à Antée s’y trouvait au début de l’ère chrétienne. Sertorus, un général romain s’était rendu à « Tingi » pour visiter la tombe d’Antée qui avait 27 mètres de long (ou 60 coudées en mesure romaine). Ce monument grandiose se trouve dans la région berbèrophone d’Arzila entre Lixus (larrache)et Tingi (Tanger).

Tombe supposé d’Antée au Maroc.





























2)- Atlas :

Dieu mythique des chleuhs de l’Atlas.

Fils de Japet et de l’Océanide Clymène, il appartient à la race des dieux antérieurs aux Olympiens grecs. Ayant participé à la guerre des dieux, il sera condamné par Zeus à soutenir les colonnes sur lesquelles repose le ciel. Cette légende est partie de la région orientale berbère du Maroc habitée encore par des chleuhs (berbères de l’Atlas), une région montagneuse qui porte le nom d' »Atlas ». Les anciennes populations berbères donnaient une image du dieu « Atlas ». elles disaient que celui-ci était étroit et rond de tous les cotés. il était si haut qu’il était impossible de voir les sommets (tête et épaules) car les nuages ne s’en écarté jamais, ni en hiver, ni même en été. Les chleuhs pensaient qu’Atlas était la colonne du ciel. Du milieu des sables s’élève une montagne vers le ciel, abrupte et rocailleuse et ce du coté ouest, vers l’océan qui portera plus tard son nom (océan Atlan-tique).


Face à la terre ferme africaine, existait une île boisée et ombreuse qu’on appellera « l’Atlantide » et qui fut arrosée par des sources intarissables. les populations qui y résidaient n’étaient pas visibles la journée et sortaient plutôt la nuit (afin probablement de mieux combattre les Amazones qui ne cessaient d’assiéger leur pays). L’Atlantide occupait une large superficie. elle s’étalait des côtes occidentales marocaines jusqu’à l’entrée du détroit de Gibraltar. Quant à l’appellation des monts des atlas marocains, celle-ci possède un schéma de certains mots berbères trilitères avec l’initiale « A » comme Adrar qui signifie montagne, terme encore utilisé par tous les berbères d’Afrique.

Source :
http://tribusdumaroc.free.fr/sahel.php
http://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/les-dieux-berberes-de-l-antiquite-43498
http://fr.shvoong.com/humanities/395652-les-dieux-berb%C3%A8res-antiquit%C3%A9/
http://michel65.blogspot.fr/2008/10/cromlech-de-msoura-et-lixus-l-avec-mon.html

Lien Permanent pour cet article : http://marocatlantis.org/les-dieux-berberes-de-lantiquite/

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