Giuseppe Sergi et la race méditerranéenne

Giuseppe Sergi

 

 

Giuseppe Sergi, né en 1841 à Messine et mort à Rome en 1936, est un anthropologue italien. Personnage influent du début du xxe siècle, il se fit plus particulièrement connaître pour son opposition aux théories de la supériorité de la « race aryenne ».

 

Son oeuvre : “The Mediterranean Race: a Study of the Origine of European Peoples”, réédité en anglais par W. Scott à Londres en 1901 est très impopulaire, nous allons travailler à sa traduction en français pour nos lecteurs francophones dans l’espoir que ce dernier retrouve la place qu’il mérite. C’est à chacun de nous de soutenir cette oeuvre, le travail que tout ceci nécessite est titanesque et nous attendons votre soutiens pour la cause, la renaissance atlante commence aussi par là, nous réapproprier notre patrimoine méditerranéen. Nous reparlerons de nos projets d’éditions ultérieurement, continuer de nous suivre et de soutenir nos efforts.

 

Considéré comme le père de l’anthropologie italienne, fondateur de la psychologie expérimentale, Giuseppe Sergi fut d’abord élève de Cesare Lombroso. Il devint professeur en 1880 et fut titulaire de la chaire d’anthropologie à l’université de Bologne, puis à La Sapienza à Rome.

À cette époque, l’anthropologie était encore peu développée et dans les années qui suivirent, grâce à l’activité de son laboratoire d’anthropologie et de psychologie, il contribua à établir la discipline sur des bases plus scientifiques. Il développa un programme de recherche à la fois dans la psychologie et l’anthropologie et il fonda en 1893 la Société romaine d’anthropologie. Internationalement renommé pour ses contributions dans son domaine de spécialité, il fut président du IIIe Congrès international de psychologie à Rome en 1905. Comme la majorité des chercheurs de son époque, il a accordé beaucoup d’importance aux problèmes aryens.

 

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Au début du siècle, Sergi, donna une interprétation romaine du peuplement européen. Il décrivit l’aire d’extension de la « race méditerranéenne » depuis les rives sud de la Méditerranée jusqu’à la Grande-Bretagne. Cette aire correspondait assez exactement à l’espace occupé par l’Empire romain. De fait, la théorie de la « race méditerranéenne » de Sergi s’opposait à la théorie aryenne ou germanique, alors en vogue, qui suggérait que le peuplement européen – porteur de la civilisation européenne – était d’origine nordique. La carte de l’Empire devenait ainsi la carte de l’aire méditerranéenne. Selon Sergi, « la race méditerranéenne » qu’il appelait aussi « race eurafricaine » était originaire d’Afrique du Nord, apparentée aux peuples hamitiques et les peuples méditerranéens, africains et nordiques étaient tous issus de cette « race eurafricaine ». La « race méditerranéenne », la « plus grande race au monde », était responsable des grandes civilisations de l’Antiquité, celles de l’Égypte, Carthage, la Grèce et de Rome. D’après sa théorie, les Germains et les Scandinaves n’étaient pas Aryens mais appartenaient à la variété nordique de la « race eurafricaine ». Les Aryens quant à eux étaient d’origine asiatique et appartenaient à la « race Eurasiatique ».

 

Un irlandais de type racial méditerranéen.

Un irlandais de type racial méditerranéen.

 

La race méditerranéenne est l’une des races dans laquelle la race caucasienne a été classée par erreur par la plupart des anthropologues entre la fin du xixe siècle et le milieu du xxe siècle. Il s’agit bien sur d’une propagande nordiste aryenne, comme pour l’atlantisme nordique.

Le fait que les peuples méditerranéens étaient responsables de la plus importante des civilisations antiques était un problème pour les promoteurs de la supériorité nordique. Le livre très controversé de Giuseppe Sergi, The Mediterranean Race (1901), a fait valoir que la race méditerranéenne était en fait originaire d’Afrique, probablement de la région saharienne, et qu’elle a aussi inclus un certain nombre de peuples du continent africain (Afrique du Nord et corne de l’Afrique) à la peau sombre, comme les Éthiopiens et les Somalis. Giuseppe Sergi a ajouté que la race méditerranéenne est caractérisée par « une espèce humaine ni foncée, ni blanche, ni négroïde, mais pur dans ses éléments, c’est-à-dire [que ce n’est] pas un produit du mélange des Blancs avec les Noirs ou les peuples négroïdes ». Il émit également l’hypothèse que toutes les races (les nordiques de la Méditerranée, de l’Afrique, etc.) sont originaires d’une même espèce eurafricaine. Il a expliqué sa taxonomie comme étant inspirée par une compréhension de la « la morphologie du crâne révélant les caractères physiques de la race humaine, qui restent les mêmes à travers les longs siècles et à des endroits éloignés […]. Tel un zoologiste qui peut reconnaître le caractère d’une espèce ou d’une variété appartenant à une région du globe ou sur une période de temps, un anthropologue suit la même méthode pour enquêter sur les caractéristiques morphologiques du crâne […]. Cette méthode [l’a] guidé dans [ses] enquêtes sur le problème actuel et […] a donné des résultats inattendus qui ont été souvent par la suite confirmés par l’archéologie ou l’histoire ».

Selon Giuseppe Sergi, la race méditerranéenne était la « plus grande espèce du monde » et a été singulièrement responsable des civilisations les plus accomplies de l’Antiquité, y compris Carthage, celles de la Mésopotamie, de la Perse, de l’Égypte antique, de la Grèce antique et de la Rome antique. Les quatre grandes branches de la race méditerranéenne étaient les Libyens (Berbères), les Ligures, les Pélasges et les Ibères. Les habitants de l’Égypte antique ont été identifiés par Giuseppe Sergi comme un sous-groupe des Hamites, constituant une variété proche de la race méditerranéenne.

 

En jaune l'étendu de la race méditerranéenne.

En jaune l’étendu de la race méditerranéenne.

 

Selon diverses définitions, la race méditerranéenne est répandue en Europe du Sud (Midi de la France compris), en Amérique latine (par ascendance espagnole, portugaise et italienne), dans des parties de l’Europe de l’Est (Roumanie comprise), en Afrique du Nord, dans la corne de l’Afrique, en Asie de l’Ouest et centrale, ainsi que dans certaines parties des îles Britanniques et de l’Allemagne.

 

Debat

 

La race méditerranéenne est caractérisée par une taille soit moyenne, soit grande, avec un crâne de taille modérée, un nez aquilin ou droit, n’importe quelle couleur des cheveux et des yeux, d’un teint du rose au brun foncé — le teint olive étant le plus fréquent. Plus connu sous le nom de “nez grec” et “nez romain”.

 

 


 

Source :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Giuseppe_Sergi

https://fr.wikipedia.org/wiki/Race_m%C3%A9diterran%C3%A9enne

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