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Juil 09 2017

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Akauch le Dieu des Enfers

 

Akauch, aussi orthographié « Akoch » ou « Acoch » est le Dieux des Enfers dans la religion libyque, il s’agit en faite du nom libyen du Dieu Hadès, sa demeure ce trouve au environ de Marrakech sous terre, la ville porte d’ailleurs son nom Amaur-n-Akauch signifiant « le Royaume d’Akauch » en libyque avant l’arabisation de la cité. Son Royaume souterrain mène jusqu’au profondeur terrestre, on parle alors d’un monde intra-terrestre, celui qui mène au Tartare (l’endroit le plus profond des Enfers) où vont les âmes des damnés, la porte d’accès est secrète et gardé par Cerbère son mythique chien gardien à trois têtes. Le Tartare est un lieu à la porte de fer et au seuil de bronze, où l’on expie ses fautes, où toutes les formes de torture physique ou psychologique sont représentées. À l’intérieur, il renferme les plus grands criminels. C’est une région aride, brumeuse, sans vie et monotone avec parfois des étangs glacés, des lacs de soufre ou de poix bouillante. L’endroit est entouré par des fleuves aux eaux boueuses, des marécages à l’odeur nauséabonde, qui forment un rempart pour que nulle âme n’échappe à sa peine. La distance du Tartare jusqu’à la surface est égale à celle qui sépare les cieux de la surface. Il soutient en outre les fondements des terres et des mers. Dans cette vaste région s’élevait également le palais d’Akauch (Hadès), pourvu de nombreuses portes et peuplé d’autels innombrables. 

Chez les Hellènes Hadès est le frère de Poséidon et de Zeus, chez les Libyens il est plus difficile d’établir une généalogie, mais nous savons qu’il était adoré chez les Berghwata comme leur Dieu suprême, remplaçant « Allah » dans un coran libycisé en langue libyque et profondément influencé par les croyances akauchites. Le chien est le symbole d’Hadès dans les mythologies méditerranéennes, en Hespérie Occidentale (Maroc) les chiens sont très abondant et vivent en harmonie avec les peuples libyens de ces contrées. Dans l’archipel des Canaries voisine, le chien est l’animal symbole de l’île, certain sont des races géantes vendu à prix d’or, le terme Canaries viendrait du latin désignant « les canidés » en référence à l’île fortuné, autre surnom rappelant la richesse et nous savons aussi qu’Hadès est appelé « Pluton » du latin « pluto » qui signifie « le riche ». Akauch est donc connu comme le Dieu de la richesse, mais pas seulement, chez les Hellènes (Grecs) il est appelé le plus souvent Hadès (traduit en « celui qui est invisible » ou « qui rend invisible »). Dans les légendes mauresques du Maroc les habitants parlent de porte invisible qui peuvent faire voyager d’une partie du Maroc à une autre, parfois même vers un autre pays, ces portes sont dite « invisible » et Akauch a une apparence inconnu aux pratiquants de la religion libyque, contrairement à Anzar proche des Hommes et qui apparaît en personne à certaines occasion, Hadès préfère la distance et l’invisibilité avec les Humains.

Nous savons peu de chose sur les portes d’Akauch, qu’elles soient des portes magiques de téléportation ou menant aux Enfers, néanmoins ce mythe est profondément encré dans les croyances populaires atlantes au Maroc et il est endémique à la région de Amaur-n-Akauch (Marrakech).

La ville de Marrakech est d’ailleurs connu pour être une fournaise la plus part du temps de l’année et la plus chaude de tout le Maroc, rappelant la chaleur insupportable des Enfers, comme une succursale.

Enfin nous savons qu’Akauch (Pluton) était le Dieu de la richesse en raison de sa paternité adoptive sur Déméter et le germe qui apporte les biens agricoles et donc la richesse aux Hommes, Divinité chtonienne, il était très redouté des Hellènes qui lui sacrifiaient des bêtes noirs uniquement (souvent des taureaux noirs). Aujourd’hui le culte d’Akauch semble éteint au Maroc à la suite du massacre des Berghwata des plaines atlantiques (Doukkala), néanmoins ses rites et ses mystères infernaux continuent d’entée l’imaginaire et l’héritage spirituel de tout les Maures.

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